Mardi soir, Pablo Aimar a remis ses crampons pour un dernier match avec le club de son enfance, Estudiantes de Rio Cuarto (D3). 

 

L’un des plus fameux numéros 10 argentins a tiré sa révérence. Trois ans après sa vraie retraite, sous le maillot de River Plate, Pablo Aimar a rejoué un dernier match de Coupe d’Argentine hier soir face à Sportivo Belgrano (0-0). Un match qui lui a permis de boucler la boucle mais surtout de réaliser un rêve : jouer avec son frère Andrés (36 ans), qui évolue à Estudiantes de Rio Cuarto, le club de sa ville natale. « Pour moi, ça s’est très bien passé parce que j’ai pu jouer avec mon frère », s’est réjoui El Payaso après une rencontre durant laquelle il lui a quand même laissé tirer un coup franc. « Il les tire mieux que moi », a blagué le numéro 10 et capitaine du soir qui a parlé d’une « belle fête pour tous ceux venus au stade ».

 

Pour le président de l'Argentine, Messi est meilleur que Maradona

 

 

Si le club a été éliminé de la Coupe d’Argentine, puisqu’il fallait remonter le score du match aller (défaite 2-1), le public a surtout vécu un moment d’émotion unique. Sorti au bout de 50 minutes de jeu, Pablo Aimar a reçu une énorme ovation du stade où l’on a pu voir son père, en larmes, mais également un certain Marcelo Bielsa. Ancien sélectionneur de l’Argentine (1998-2004), El Loco a fait le déplacement jusqu’à Rio Cuarto, ville de la province de Cordoba, pour ne pas manquer les adieux du numéro 10, qu’il a chaleureusement applaudi. « Je sais que Marcelo Bielsa est venu, c’est une émotion énorme pour moi, a expliqué l’idole de Lionel Messi et international à 52 reprises. C’est l’un des meilleurs coachs que j’ai pu avoir, quelqu’un qui ne mettait pas le résultat au dessus de tout. Il nous a tous rendu meilleurs ». 

 

 

 

 

À la dizaine de micros qui l’attendait après le match, Pablo Aimar a eu quelques mots sur son parcours dans le foot, qui l’a emmené de River Plate à Valence ou encore Benfica, mais aussi confié des regrets. « J’ai fait une longue carrière dans le monde entier, a déclaré El Payaso, désormais coach des U17 de l’Argentine, un job qui l’«enchante ». Je termine une étape ici, ils m’ont accompagné, mes parents, mes frères… Je n’oublierai jamais ça. Le foot me laisse des amis, des gens biens (…) J’aurais voulu faire 1000 choses qui ne se sont pas faites. Je ne sais pas si un joueur arrête sans dire qu’il lui manque quelque chose. Même Messi, à tous il nous manque quelque chose ». Et El Payaso manquera au foot argentin.