Incontournable des soirées foot de beIN Sports, grâce à sa maîtrise d’une multitude de langues, Anne-Laure Bonnet aime rester dans l’ombre des champions. Mais la journaliste a accepté de parler un peu d’elle dans un entretien avec L’Équipe. Et en VF.

 

Comment ne pas l’évoquer ? Parler de la vie d’Anne-Laure Bonnet, c’est parler sport mais aussi d’une affaire, celle des paillotes. Car avant d’être une figure de beIN Sports, son visage est apparu dans les médias aux côtés de son père Bernard Bonnet. Alors préfet corse, il est condamné à trois ans de prison, dont un an ferme, pour avoir ordonné de mettre le feu à « Chez Francis » et « Aria Marina », deux paillotes construites illégalement sur le domaine public, quatre ans plus tôt. « Ça doit être difficile de trouver plus traumatisant que de passer de fille de préfet à fille d’un prisonnier à la Santé. La vie s’interrompt », confie-t-elle à propos du « plus gros traumatisme de (sa) vie ».

 

Pendant le procès, Anne-Laure Bonnet est pigiste à L’Équipe où elle tente de se faire une place malgré le poids de l’affaire et un nom fréquemment cité dans les JT du soir. « Cette affaire aurait pu la détruire, assure Yoann Riou, son collègue à L’Équipe entre 2001 et 2003. Mais elle faisait face. Elle était digne. » Bernard Bonnet bénéficiera finalement d’une mesure de libération conditionnelle qui lui permettra d’éviter de retourner à la prison de la Santé à Paris, après deux mois de détention provisoire.

Anne-Laure Bonnet débarque sur France 5

 

 

Un an avec Denis Brogniart

De cette affaire, Anne-Laure Bonnet en a tiré une résistance à toute épreuve. Car à plusieurs reprises, la journaliste aurait pu abandonner. Pendant une dizaines d’années, elle enchaîne les jobs à courte durée et tente même d’être correspondante au Brésil, en 2004, avant de rentrer, faute d’argent. « Je me suis battue pour continuer à faire ce métier. J’ai beaucoup douté. Je ne savais pas comment j’allais payer le loyer, c’était dur à vivre. Mais je me suis entêtée », raconte celle qui a une « couenne solide » selon Denis Brogniart, qui a travaillé avec elle sur F1 à la Une, pour TF1.

 

Au sein de la première chaîne, c’est l’heure des premiers rayons de soleil sur sa carrière. Mais en 2009, Anne-Laure Bonnet prend la courageuse décision de tenter l’aventure en Italie et sur Sky Sports, où elle est recommandée par Ferrari à Andrea Zappia, le boss de la chaîne. Elle y restera quatre ans, dont trois à parler de foot, notamment sur dans le Sky Calcio Show d’Ilaria D’Amico, désormais madame Buffon, qui « compte beaucoup » pour elle. Le foot, un sport fédérateur mais un milieu qu’elle juge « très machiste », comme elle le confiait il y a quelques mois à Paris Match.

 

 

« Ça me donne envie de me mettre en bikini »

Preuve en est la pluie de commentaires sur ses décolletés, les soirs de match. « Mais je m’habille en fonction de la température, se défend Anne-Laure Bonnet. En ce moment, c’est plutôt doudoune et col roulé. Quand on me pose des questions sur ma façon de m’habiller, ça me rend hystérique. Ça me donne envie de me mettre en bikini pour aller dans les stades. Mais je ne le ferais pas, bien sûr… », prévient-elle. Pour échapper aux clichés, elle s’applique à travailler en toute indépendance et tenait à rappeler lors de son entretien avec Paris Match, qu’elle « ne déjeune jamais avec les joueurs ou les entraîneurs » qui vouvoient toujours la journaliste.

 

 

Et quand elle n’est pas sur le terrain, à quoi ressemble la vie d’Anne-Laure Bonnet ? Elle regarde des séries, termine actuellement Narcos, mais préfère faire pousser sur son balcon des citronniers que de faire dans l’illicite. Quant à ses dernières vacances, elle les a passées à Rio, au Brésil, si on en croit ses photos Instagram. Alors, cette fois-ci, elle ne s’est pas gênée pour porter un bikini.

 

 

There is no place like home… #aguadecoco #RioEuTeAmo

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Anne-Laure Bonnet à la soirée "Les hommes de l'année" GQ

Anne-Laure Bonnet à la soirée « Les hommes de l’année » GQ – Rachid Bellack – Bestimage

 

V.L.