Depuis presque 10 ans, c’est lui qui distribue la parole et les cartons dans L’Équipe du soir. Aussi discret qu’un numéro six, Olivier Ménard s’apprête pourtant à achever l’une de ses plus belles saisons à la tête d’un talk-show qui a enchaîné les records d’audience. On a donc voulu en savoir plus sur l’animateur qui revient avec nous sur l’histoire et les rouages du programme mais aussi sur son étonnant parcours, de Michel Drucker en passant par l’écriture d’un livre sur… un boys band. Entretien.  

 

Bonjour Olivier ! Avant L’Équipe du soir, ton parcours commence où ?

J’ai commencé à Angers, où je m’ennuyais en étude d’histoire. Et j’avais un loisir : la radio. J’ai donc débuté par hasard, grâce à un copain, dans une immense radio appelée Radio Gribrouille (rires). J’avais un dossier scolaire assez minable donc je n’ai pas cherché à rentrer dans des écoles de journalisme, qui étaient pour moi réservées aux bons élèves. Mais j’ai finalement intégré le Studio École de France à Boulogne. Le niveau n’était pas terrible, ils avaient trois mange-disques. Mais au bout de 2 ans et 30.000 francs, tu ressortais avec un diplôme donc bon…

 

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À quel moment tu arrives à la télé ?

Au bout de la première année, il y a une agence de casting qui vient pour Studio Gabriel, l’émission de Michel Drucker, diffusée entre 1994 et 1997. Et là, surprise : c’est le mec que je voyais tous les ans à la télé derrière les bâches BNP à Roland-Garros que je vois débarquer. Forcément, on sympathise vite et il me dit qu’ils cherchent des jeunes. Je vais au casting et j’apprends que Drucker est là. À l’époque, j’avais les cheveux longs, j’étais un peu un ovni, un petit branlos gentil. Je suis arrivé au casting super détendu et on a tellement rigolé que j’étais sûr d’être pris. La productrice m’a dit « toi t’es numéro un, on te veut ».

 

 

« Drucker me faisait les gros yeux en direct » 

Comment ça s’est passé, Studio Gabriel ?

La suite a été plus compliquée. J’étais pas du tout mature et au bout de quelques jours d’émission, ils décident enfin de lancer les jeunes, c’est-à-dire Gaël Le Forestier et Benjamin Castaldi – qui étaient beaucoup plus malins – et moi. Un vendredi, la productrice me dit : « tu viens au briefing lundi à 9h ». Crois-tu que je lui ai demandé ce qu’elle voulait que je fasse ? (rires) Non, je suis arrivé après un week-end à sortir en boîte, sans préparation, donc finalement on me donne des micro-trottoirs à faire et une intervention dans l’émission. « Fais comme au bureau, fais-nous rire », on me dit.

 


STUDIO GABRIEL par ina

 

Tu n’as pas réussi à le faire ?

Non (rires). Tu passes du « t’es marrant » à « fais-moi rire ». Et là, ce n’est pas pareil. Je n’étais pas du tout drôle sur le plateau, j’avais aussi fait une petite chronique théâtre où on ne comprenait rien. Donc il m’ont retiré de l’antenne après une semaine en me disant « c’est pas ton truc ». Ils ont été sympas et ont gardé les micro-trottoirs parce qu’ils savaient que j’étais jeune. D’autres producteurs m’auraient totalement dégagé.

 

Ça a été trop vite pour toi ?

Oui, au début j’étais presque le co-animateur. J’étais là tout le temps, comme une sorte de Laurent Baffie. J’intervenais n’importe comment et Drucker me faisait les gros yeux en direct. En un an je suis passé de Radio Gribrouille à France Télévisions… J’avais un peu les boules mais j’étais lucide, je comprenais que j’avais laissé passer ma chance. Et ça m’a servi en 1998, quand la chaîne de L’Équipe se monte. Je faisais des petits reportages, notamment pour Lignes de mire de Jacques Chancel, mais je ne voulais pas louper ça.

 

Cette fois, ça te réussira beaucoup mieux.

Là je me suis présenté et j’étais beaucoup plus sérieux. Michel Drucker a appelé L’Équipe pour appuyer ma demande en plus. J’avais envoyé ma lettre, j’avais appelé et il m’avait dit « on vous rappelle ». Sauf que Michel avait aussi appelé entre temps et c’est devenu « on vous reçoit lundi ». Il y a eu un gros casting, avec Christian Prudhomme notamment, et tout de suite ils étaient bienveillants. Je me suis dit « j’ai un bon feeling avec eux donc n’en dis pas trop, ils ont une culture sport terrible ».

 

Quand tu arrives dans la chaîne, tu débutes par quoi ?

En 1998, le monde des médias n’était pas le même et c’était le LCI du sport. Avec beaucoup de journaux et des magazines. De 1998 à 2001, j’ai fait mon école de journalisme en fait. Je présentais les JT, je faisais le reporter… Puis en 2001, on me confie La Grande Édition, où j’apprends une autre facette du métier, avec des interviews en direct. C’était pas gagné au début, j’étais stressé, j’ai mis une saison à être à l’aise. Mais j’ai fait mes armes dans la difficulté. Et j’ai présenté ça jusqu’en 2008.

 

 

Raymond Domenech, Guy Roux et Canal+

C’est ton idée à la base, L’Équipe du soir ?

Au printemps 2008, un nouveau patron arrive, Benoit Pensivy, et je voulais faire autre chose. On m’a demandé de faire une proposition et il y avait une émission que j’aimais bien sur RTL et qui existe toujours : On refait le monde, à l’époque présentée par Christophe Hondelatte. J’aimais bien l’idée d’avoir plusieurs sujets d’actualité et un club de chroniqueurs. Donc j’ai proposé un talk-show du soir inspiré de ça. Et le patron m’a justement dit qu’il avait une idée similaire pour moi, mais inspiré d’une émission diffusée aux États-Unis. Je trouvais ça très américain, très loin de moi mais finalement il m’a convaincu que cette rivière allait donner une identité au programme. Au départ, j’étais forcément moins à l’aise qu’aujourd’hui, j’avais l’habitude de trucs plus cadrés mais j’ai progressé. Dès la première émission, j’ai senti qu’elle était bien née. Je me souviens m’être dit ça une fois l’émission enregistrée, après l’avoir regardée à la maison tête reposée.

 

Tu regardes souvent l’émission après la diffusion ?

Quand j’ai un doute, je regarde l’émission, oui. Quand il y a eu une grosse engueulade par exemple. Je regarde à la maison tranquille avec mon casque. Si ça a trop gueulé. On veut éviter le truc trop indigeste ou agressif pour le téléspectateur même si forcément, c’est normal que le ton monte dans un débat.

 

En septembre, ce sera les 10 ans de l’émission. Tu ne ressens aucun lassitude ?

Ça passe vite, je ne suis pas lassé. Ce qui est un peu normal parce que l’émission a beaucoup évolué depuis le début. On est passé d’1h à 1h30, de 4 à 6 chroniqueurs, avec un nouveau décor et le jeu de l’audimat. Une nouvelle direction est aussi arrivée au printemps 2015. On en voit vraiment les fruits depuis septembre. On a eu un nouvel habillage, un nouveau décor puis des nouvelles têtes qui sont arrivées. Elle est en renouvellement constant, ça ne ronronne pas.

 

Tu as déjà des idées sur les nouveaux chroniqueurs que tu souhaiterais recruter l’année prochaine ?

Pas encore, là ils sont biens. On m’a proposé des nouveaux noms mais je peux pas te les donner parce que ce n’est pas encore fait.

 

Parmi les dernières recrues, il y a Raymond Domenech. C’était ton idée ?

Non, c’était l’idée des patrons. Parce qu’on avait perdu Paul Le Guen, qui avait fait un super Euro avec nous mais a décidé d’aller à Canal+. Il nous manquait un coach dans le casting en quelque sorte et Raymond l’a remplacé. Je n’avais aucun doute sur sa capacité à tenir un débat parce qu’il avait déjà fait avant de devenir sélectionneur mais j’avais plus un doute sur sa réputation, sur Knysa etc. Mais finalement le temps passe et on oublie…

 


Foot – EDS (extrait) : Domenech «Bruno Genesio… par lequipe

 

Même chose pour Guy Roux ?

Guy Roux a été imposé aussi. Le patron me dit « on va rajeunir le casting » et trois semaines plus tard, il me propose Guy Roux (rires). Je me suis dit « il se fout de moi ? ». Et puis finalement, c’est une belle rencontre. Il joue le jeu, il aime bien être un peu bousculé, on peut se moquer de lui, il peut se moquer de nous… Dans son esprit, ça reste un jeune homme. Ça participe aussi à l’alternance, il apporte des choses.

 

Et concernant Olivier Rouyer ?

Olivier Rouyer, je ne le connaissais pas personnellement mais je n’avais aucun doute sur lui. L’ancienne direction de Canal qui est aujourd’hui avec nous (Arnaud de Courcelles et Cyril Linette, ndlr) ont pu récupérer des gens car ils savaient qu’il y aurait des fenêtres de tir. Ils voulaient des chroniqueurs pour faire passer un cap à l’émission, avec un poil plus de notoriété. Le Guen, Domenech, Roux…

 

Bertrand Latour est venu rajeunir le casting également.

Bertrand, c’est drôle parce que parfois en cours de saison je demande à mes chroniqueurs s’ils ont repéré des mecs. Et là, Hervé Penot qui travaille à RTL – partenaire de L’Équipe – me dit c’est drôle parce que j’ai un jeune qui est bien. Je note mais j’oublie et un mois plus tard, je reçois une candidature spontanée de Bertrand. Il est un peu intervenu dans L’Équipe type pendant l’Euro et mon patron l’avait repéré aussi donc il a commencé comme ça, à la rentrée 2016. Il raisonne forcément en patron sur les têtes, sur le fait de rajeunir le casting… Mais si ça c’était mal passé, je l’aurais enlevé.

 

Un coach n’explique pas toujours à son joueur pourquoi il le met sur le banc. Toi, quand tu écartes un chroniqueur, tu l’appelles ?

Une fois, je n’avais pas rappelé la personne et je m’en suis voulu, oui. Donc je me suis dit que j’appellerai à chaque fois, quand ça s’arrête. Je me souviens d’avoir appelé Marinette Pichon par exemple pour lui dire « voilà je ne compte pas sur toi pour la saison prochaine, je préfère te le dire tu es très bien mais tu ne colles pas au ton de l’émission ». Quand tu as ce discours, on te dit merci parce qu’en général, on ne vous rappelle pas dans ce milieu-là. Il y a eu des chroniqueurs avec lesquels on a arrêté aussi et c’était plus délicat. Chaque saison, tu renouvelles un peu, donc il faut faire un peu de place. Ça, c’est le plus dur. Avec Steve Savidan par exemple, Alessandra Bianchi, Patrick Lemoine, Romarin Billong… En général, ils le prennent bien mais comme c’est une récré pour eux, en être privé c’est un peu triste. Enfin c’est la règle. C’est le mauvais coté du job.

 

Tu as pensé partir un moment ?

En 2010-2011 je crois, j’aurais pu. Un journaliste que j’apprécie, Karim Nedjari, ex-patron des sports au Parisien, m’avait dit « comment se fait-il que Canal pense pas à toi ? ». Et un peu plus tard, il devient numéro 2 des sports de la chaîne. Donc je vais le revoir, on fait les entretiens et il me parle d’intégrer le groupe, de faire un an à i-Télé d’abord pour m’enlever mon image associée à L’Équipe etc. Sauf qu’ensuite, ils ne m’ont jamais rappelé (rires). Karim était un peu gêné mais moi je lui ai dit que ce n’était pas grave du tout. Ils ont simplement estimé que des gars comme moi, ils en avaient. Ce qui est drôle d’ailleurs, c’est qu’à cette époque, Cyril Linette était le patron des sports à Canal+. À son arrivée à L’Équipe, je lui ai dit « alors je devais travailler chez toi et finalement c’est toi qui vient travailler chez moi » et il s’est marré. Vu le développement de L’Équipe du soir, ça me parait vraiment pas grave.

 

 

« On peut vite devenir aigri dans ce genre d’émissions »

Cette saison, vous avez battu des records (515.000 fidèles en moyenne après Barça-PSG).

Oui c’est bien, ça progresse. On est sur une bonne dynamique. Je serai peut-être lassé un jour, ou on me dira que les chiffres baissent. C’est la télé. J’aurais au moins connu ça professionnellement.

 

Un des moments forts ça restera également la soirée de PSG-Barça (4-0). Vous étiez contents pour le club sur le plateau mais des fans parisiens trouvent parfois que vous détester le PSG. 

Cette soirée, c’était comme dans un rêve. Le sport est fabuleux pour ça. C’était facile de trouver les thèmes, agréable, on était sur une douce euphorie. J’étais vraiment content. Je regarde toujours le sport de manière intéressée. Plus les clubs français vont loin, mieux c’est pour nous. On n’arrête pas de critiquer nos petits clubs français dans l’émission, mais notre intérêt c’est qu’ils aillent le plus loin. Et pourquoi ? Parce qu’il y a les audiences aussi. C’est logique.

 

Unai Emery n’est parfois pas épargné par certains chroniqueurs.

C’est le jeu. Nous on regarde le match, on s’interroge, on parle. Les entraîneurs cherchent, se trompent… Mais nous aussi on se trompe parfois et c’est bien, c’est le sport. Il faut juste ne pas aller trop loin dans la critique sur l’homme. Parce que ce genre d’émission peut avoir ce travers, c’est à dire la surenchère.

 

 

Hors antenne, tu calmes parfois des chroniqueurs qui vont trop loin ?

Non mais on peut se laisser entraîner. Si on dit de grosses bêtises, et bien on se met un replay et on rigole. Comme avec Grégory Schneider qui ne croyait pas en Draxler à son arrivée. On en rit, ce n’est que du sport. C’est un débat de passion et un magazine d’opinion, pas d’information. Il faut simplement que l’opinion soit justifiée, et étayée. On n’est pas tous d’accord chez les chroniqueurs, il y a plein de sensibilités différentes. Comme dans tous les clubs ou même les cafés. C’est quand même le seul endroit où on peut dire à l’animateur « ta question est pourrie là ». Et du coup je retourne le truc : « Bah pourquoi c’est de la merde ? ». Et ça enchaine. Ce n’est pas un problème, on fait du débat.

 

Une autre des critiques que certains font à l’émission, c’est le côté « pro » ou « anti » des chroniqueurs.

Ils sont subjectifs. Je vois Didier (Roustan) avec Unai Emery, il le défend corps et âme, il ne faut pas le toucher. C’est presque raciste si on s’en prend à lui. Mais c’est sa vision, alors que d’autres l’ont un peu dans le nez et sont sceptiques. C’est toujours le sportif qui aura le dernier mot. Au gré d’un match, le sportif peut toujours inverser la tendance.

 

Est-ce que parfois, les chroniqueurs ne préservent pas trop leurs intérêts persos ?

Non mais il y a des gens qui suivent des clubs. Bernard Lions suit Saint-Etienne, Vincent Duluc suit Lyon, Damien Degorre suit Paris… C’est parfois la limite de l’exercice. Ils ne peuvent pas forcément dire ce qu’ils pensent vraiment, mais c’est vraiment très à la marge. Ils ne vont jamais désinformer, c’est très nuancé ce truc-là, mais s’ils sont très en colère après un match, ils ne vont peut-être pas dire tout le fond de leur pensée. Si un mec a loupé son match ils vont le dire sans souci, mais parfois ils sont même plus sévères en off qu’en in parce qu’ils sont en contact avec les joueurs. C’est normal. C’est pour ça que des chroniqueurs qui ne sont pas forcément du milieu ont plus de liberté de parole. Après, on en joue, on peut dire « dis donc, vous préparez une interview de Benzema, Dominique Séverac ? Vous le défendez mais on peut juste dire qu’il a fait un mauvais match, non ? ». On se taquine là-dessus. On peut vite devenir aigri dans ce genre d’émissions donc il faut rester léger.

 

 

SCO Angers et… Worlds Apart

Toi, tu as un vrai club de coeur ?

Non et ce qui est drôle c’est que les jeunes journalistes qui arrivent à la rédac arrivent tous avec un club maintenant. Alors je me prends des réflexions du genre « si t’es pas supporter d’un club, t’aimes pas le sport ». J’ai trouvé l’explication et j’ai compris que mes madeleines de Proust n’étaient pas les clubs mais les champions. Platini, Hinault, Prost, Noah… Finalement mes héros de mon enfance sont à la retraite donc maintenant je papillonne, je vais où le vent me porte. J’aime le jeu offensif, les prises de risque.

 

Tu as quand même une préférence pour le SCO Angers, non ?

Je suis lié à Angers parce que je connais les gens qui y travaillent aussi. Mais le SCO, quand ils perdent, ça ne m’empêche pas de dormir. J’aime juste profondément les gens qui travaillent dans ce club et je leur souhaite de réussir. Après, je le rappelle souvent dans l’émission de pas dire du mal d’eux mais c’est plus une pirouette.

 

À part travailler avec Michel Drucker, tu as fait d’autres trucs qui n’ont aucun rapport avec le sport ?

Oui, j’ai écrit un livre sur… les Worlds Apart.

 

Sérieusement ? Comment on passe de Michel Drucker aux Worlds Apart ?

Après m’être fait virer de chez Drucker, son bras droit et mon ami, qui était en totale empathie avec moi, se demandait ce que j’allais faire. Il connaissait le producteur des Wolds Apart et il me dit « allez tu sais écrire, tu vas faire un bouquin sur eux ». On est en 97/98, on l’écrit à deux et je me mets à fond dans les boys band. Je vais voir la presse jeune, je fais mes enquêtes… J’avais même eu rendez-vous avec le groupe parce qu’ils enregistrent avec Laurent Voulzy au fameux studio Abbey Road de Londres. Le titre s’appelait The Future, un truc jamais sorti et je les avais interviewés là-bas.

 

Le livre s’est bien vendu ?

Il n’est jamais sorti non plus (rires). Après des mois de travail, on a eu un rendez-vous chez Michel Lafon qui n’a pas duré longtemps. À peine arrivés, il nous a dit « bon, la carrière des Worlds Appart est en train de plonger, merci pour votre travail et au revoir ». Donc j’ai bossé pour un truc jamais sorti mais ça m’a occupé, je faisais aussi quelques micro-trottoirs pour M6 Music à cette époque. Et ce jour-là, j’avais aussi rendez-vous pour le casting de la chaîne L’Équipe où j’allais débuter l’aventure.

 

Et puis t’as quand même pu voir le studio Abbey Road.

Oui et j’ai pris l’Eurostar avec Laurent Voulzy (rires). Je me souviens aussi qu’un à moment, je suis rentré dans le studio et je me suis dit « ils ont dû prendre un mec dans la rue pour chanter, ça chante comme une casserole… ». Et c’était bien un des mecs de Worlds Apart.