Dimanche, Alan Shearer et la BBC vont proposer un documentaire consacré aux risques de maladies cérébrales pour les joueurs de foot. 

 

Meilleur buteur de l’histoire de la Premier League avec 260 buts, Alan Shearer a envoyé un bon nombre de ballons dans les filets grâce à un coup de tête. Mais 11 ans après sa retraite, l’ancien attaquant de Newcastle et de l’équipe d’Angleterre a une crainte : être atteint d’une maladie du cerveau. À 47 ans, le consultant télé veut donc sensibiliser le public et les dirigeants du foot anglais sur les risques pour la santé des footballeurs dans un documentaire pour la BBC, Dementia, Football and Me.

 

Car selon Alan Shearer, les instances du ballon rond ont une responsabilité dans ces maladies, qui toucheraient presque 400 anciens joueurs dont plusieurs vainqueurs du Mondial 1966 avec l’Angleterre. « Les recherches ne sont pas suffisantes. Les dirigeants sont réticents à l’idée de trouver des solutions. Ils ont toujours mis ça sous le tapis, ce qui n’est pas bien, regrette l’ancien buteur. Le foot doit se soucier de ses anciens joueurs atteints de démence (…) C’est un sport dur, un sport brillant, mais on doit s’assurer que ce n’est pas un sport qui tue », poursuit-il. Il faut dire que la Fédération anglaise (FA) ni la FIFA ne savent pas combien de leurs anciens joueurs sont touchés par ces maladies. Chargée des questions médicales à la Fédération, Charlotte Cowie a toutefois admis que ce problème allait être pris en compte et que les enfants pourraient être interdits de touche le ballon avec la tête. Aux États-Unis, la NFL a notamment accepté de consacrer 100 millions de dollars par an à la recherche médicale en 2016.

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Alan Shearer a fait des examens pour connaître les risques d'être touché par une maladie cérébrale - novembre 2017

Alan Shearer a fait des examens pour connaître les risques d’être touché par une maladie cérébrale – novembre 2017

 

Dans ce documentaire, Alan Shearer donne aussi de sa personne en faisant lui-même des examens du cerveau. Le but ? Savoir s’il est exposé à un risque de démence et connaître les dommages causés par le ballon. L’ex-buteur de Blackburn explique en effet qu’à sa grande époque, il frappait au moins 150 fois par jour le ballon avec sa tête à chaque entraînement. « Aujourd’hui, j’ai par exemple une mauvaise mémoire, confie l’ancien joueur. Quand on joue en pro, on s’attend à avoir plus tard des problèmes de genou ou de dos comme j’ai. Mais je n’ai jamais imaginé que le foot pouvait avoir un lien avec une maladie du cerveau », s’inquiète celui qui a été à la rencontre de joueurs malades et de leurs familles, à commencer par son mentor à Southampton, Chris Nicholl (71 ans), qui lui a justement appris à améliorer… son jeu de tête.