Après la lutte armée, les Farc veulent se mettre… au foot. Les ex-guérilleros veulent créer un club pour intégrer la Ligue professionnelle en Colombie. 

 

Verra-t-on prochainement le club des Farc dans le championnat colombien ? C’est bien le souhait de l’organisation, sur le point de se transformer en parti politique, qui veut créer un club de foot. « Nous avons reçu, il y a une dizaine de jours, un courrier officiel (…) de la part des Farc, demandant à parler avec les responsables du football colombien sur leur participation à la sélection professionnelle », a déclaré Jorge Perdomo, président de la Dimayor (1ère division de Colombie), sur Blu Radio, cité par l’AFP. Ce dernier précise que les Farc voudraient intégrer la deuxième division et ses 16 équipes. Les ex-guérilleros, qui avaient enlevé Ingrid Betancourt, espèrent également intégrer le championnat féminin qui compte six équipes.

 

 

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« Cela nous semble compliqué »

Pour participer au championnat colombien, les Farc vont toutefois se confronter à plusieurs obstacles. Deux-tiers de l’assemblée de la Fédération colombienne de football et de la Dimayor doivent donner leur accord et ils devront payer une cotisation d’environ 10 millions de dollars. « Nous ne les avons pas, a reconnu Pastor Alape, l’un des chefs des Farc, lors d’une conférence de presse à Bogota. Nous avons toujours été des rêveurs, mais cela nous semble compliqué ». C’est à Caqueta (sud de la Colombie), l’une des principales zones d’influence de l’ancienne guérilla, que « le seul stade disponible » se trouve.

 

Fin 2016, les Farc et le gouvernement colombien ont signé un accord de paix après 52 ans de guerre. C’est désormais à l’ONU d’extraire les armes des 26 zones où sont rassemblés les quelque 7.000 ex-guérilleros pour préparer leur retour à la vie civile, à partir de mardi. La Dimayor pourra ensuite examiner la requête des Farc, « selon les mêmes règles et conditions que celle de n’importe quel citoyen ou autre organisation », a assuré le ministre de l’Intérieur, Guillermo Rivera.