Toujours aussi incontournable à beIN Sports, où il est désormais aux commandes du Game of the week chaque week-end en plus du Champions Club, Alexandre Ruiz a laissé quelques minutes ses « experts » pour nous parler de sa 5ème rentrée en tant qu’animateur-phare de la chaîne. Mais également de ce que le journaliste de 41 ans préfère dans le foot : l’aventure humaine. 

 

Bonjour Alexandre ! Racontez-nous la naissance de Game of the week, le nouveau rendez-vous de beIN Sports.

Avec beIN, on s’est dit capitalisons sur nos forces : le live et le portefeuille de droits étrangers. On a quand même 70 à 80% des équipes qui disputent la Ligue des champions qui sont exclusivement sur beIN toutes les semaines. Donc au lieu d’attendre 10 à 12 semaines des matchs de la Champions – sur ces douze semaines, on a quand même la moitié qui sont des matchs de poule un peu en-dessous – là on a la capacité de pouvoir choisir une affiche premium sur 3, 4, 5 championnats en plus de la League Cup et la FA Cup en Angleterre. Il y a un éventail de choix assez incroyable. On se retrouve pour planifier à trois semaines nos déplacements. Et on a décidé de faire exactement ce qu’on fait sur la Champions League tous les week-end, être en avant match près de la pelouse là où vend les merguez, en bas (rires). Et ensuite un gros après-match pour faire un vrai debrief en direct.

 

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Pas trop déçu de l’arrêt du Football Show

Ce n’est pas un adieu, j’aime le principe philosophique où la notion d’achever n’existe pas, tout peut revenir. Bien entendu que parfois je regarde l’album photo, comme je l’ai fait encore il y’a pas longtemps, en revoyant l’interview avec Eto’o par exemple… Mais je me dis pas « merde c’est fini », pas du tout. On avait créé quelque chose qui a très bien marché et puis on a changé d’orientation. Mais qui dit qu’on repartira pas sur ce type de projet ?

 

L’arrêt de l’émission, c’était d’un commun accord avec la direction ?

Tout à fait, comme à chaque fois. L’avantage à beIN, c’est qu’on est là depuis le début. On a monté l’affaire et c’était un challenge personnel, car en allant sur une chaîne qui se lance il y a un risque fort. Mais l’avantage c’est qu’on vient avec une feuille blanche. Tout le monde a eu le droit à la parole, et c’est toujours le cas. C’est important pour l’accomplissement personnel. Donc aujourd’hui, on peut toujours se réunir et se dire « et si on faisait à nouveau ce type de show l’an prochain ? » Why not.

 

 

« Les gens pensent que je théâtralise mais non »

Est-ce qu’on doit s’attendre à de nouveaux experts cette saison ?

Pour l’instant, il n’y a pas de raison qu’il y ait de nouvelles têtes. Ce n’est pas pour faire le fanfaron mais je pense qu’on a un team de grande qualité. Je prends l’exemple de l’Euro mais je peux vous garantir que quand vous voyez Marcel, Robert et Arsène, je me dis quand même, j’ai de la chance ! Des gens que je regardais avec un oeil particulier de simple téléspectateur ou de fou de foot sont là à mes côtés. Le jour où je suis blasé de ça, il y a vraiment un souci.

 

Quand un nouvel expert arrive, vous jouez un peu le rôle de coach ? Ludovic Giuly a fait ses débuts à la télé sur beIN.

Bien sûr, Ludo, c’est un ami donc c’est d’autant plus facile pour moi de l’accompagner puis c’est une bande. Ca se sent à l’antenne, je pense. C’est important, il y a une complicité et une complémentarité. Je le dis sincèrement. Quoi qu’il arrive, dans le plus comme dans le moins, il ne peut rien nous arriver. Je le pense encore plus depuis cet Euro où on a vécu beaucoup de choses, on faisait les voyages de nuit dans des vans, d’une ville à une autre. Quand vous vivez des moments difficiles comme à Marseille pendant l’Euro 2016, avec les violences lors de Russie-Angleterre…  C’est très dur et je prends le décision de rendre l’antenne parce que sur le plan sportif on n’avait rien à dire, c’était d’autre chose dont il fallait parler. Ceux qui étaient à mes côtés ont validé à 200%. Ils m’ont soutenu. J’ai pris la décision en live, je n’ai prévenu personne. Je me suis dit ça suffit les conneries, on n’est pas là pour feindre de parler de ballon quand il se passe ça.

 

Donc demain, s’il se passe ce genre d’incident, vous refaites la même chose ?

Kif-kif.

 

 

Pour revenir à des trucs plus légers, d’où vous est venu le gimmick « messieurs les experts » ?

(rires) Ca m’est venu comme ça, un jour. La critique elle est saine, les gens pensent que je théâtralise, mais non. Je suis comme ça dans la vie. Je perdrais du temps de vie à jouer la comédie, c’est la vie. C’est comme le 20h, il est incarné, vous choisissez une ligne éditoriale et une incarnation. Je pense que l’arrivée de beIN Sports est une chance. J’étais à Canal+ mais la France est un pays ouvert de pluralisme et je pense que le pluralisme doit exister dans le sport. Les deux chaînes proposent des programmes complémentaires. On a un portefeuille de droits à l’étranger fort et on a des droits partagés. Parfois, on est sur les mêmes registres, on se retrouve face-à-face. Bah vous avez le choix, vous choisissez une écriture ou une autre. C’est bien, c’est une émulation. Les gens peuvent parfois juger que ça surjoue, mais bon…

 

Vous regardez beaucoup les réseaux sociaux d’ailleurs, ce qui n’est pas le cas de tous les animateurs.

Bien sûr, chacun fait ce qu’il veut mais c’est le but d’un réseau social. Moi, j’aime ça, je trouve ça génial, on construit vraiment des émissions aussi avec ça. Moi, je garde l’outil avec moi. Je le manifeste, un gars me dit « tu t’es trompé sur ça », je lui dis merci et je le dis à l’antenne. On n’est pas des robots. On nous dit « l’émission, vous devriez montrer ça plutôt », je dis ok, je suis un téléspectateur aussi parfois je trouve que c’est pas la bonne voie, mais par contre je l’explique.

 

Ce n’est pas forcément commun, cette transparence.

J’ose croire que c’est une force, on est dans un pays de république, c’est un fait social. Il faut tenir compte de l’expression. On a le droit de s’exprimer, j’espère que ça rend pérenne, et que ça donne une force.

 

 

Quand on est une des figures du foot à la télé, on arrive quand même à décrocher du ballon en dehors des plateaux ?

Il n’est pas question de décrocher ou parce que le foot c’est un fait social. Ce leitmotiv, je me le dis souvent, c’est un prisme sociétal. Quand vous êtes dans une enceinte sportive c’est un antre, il y a à peu près toutes les couches sociales qui se retrouvent. Il y a tous les maux ou les bienfaits de la société réunis : le racisme, la violence, l’individualité, la collectivité, le sectarisme, tout se retrouve dans le foot et souvent de façon exacerbée et ce qu’il faut utiliser pour dénoncer ou souligner un problème de société. Là, à Marseille, c’était l’occasion de l’expliquer. Je ne dis pas qu’il faut être là pour être un prof d’école mais je pense qu’il faut en profiter.

 

Pour vous, est-ce que beIN et Canal sont des chaînes exclusivement réservées aux passionnés ?

Je pense que les écritures sont différentes. Canal, à un moment, s’est très expertisé dans l’analyse de la data. Notre force à nous c’est d’être on site, les portes du stade s’ouvrent. Parfois, elles ne sont même pas ouvertes. Là, ça permet à l’abonné d’être là, c’est quand même top. Je me dis que j’arriverai à happer le Schtroumpf qui est à côté de son père, l’épouse qui n’est pas très foot, ou l’inverse… C’est un truc où on peut parler d’un fait de société, de l’épopée qu’on doit traverser Istanbul. J’essaie de faire vivre aux gens au maximum l’expérience, par Facebook live aussi. Quand on arrive et quand on traverse l’Istanbul d’est en ouest, c’est un truc de fou parfois vous allez le temps d’aller prendre un drink, le van n’a pas bougé d’un mètre tellement y’a de monde. Ca va être une belle aventure, j’ai envie vivre ces live cette année.

 

 

Nikos Aliagas, Nelson Mandela et Danse avec les stars

Est-ce que vous pensez aller vers du plus grand public encore ? On a vu Grégoire Margotton passer de Canal à TF1 il y a quelques années.

Margotton, il a à ses côtés Lizarazu, qui est un expert. Je ne pas crois pas aujourd’hui que notre écriture se différencie tant que ça de ce que je connais de Grégoire, avec lequel j’ai partagé un bureau et que je connais très bien. L’écriture TF1 est une très belle écriture car elle est massive. Mais c’est un choix, une stratégie, et nous je pense qu’on est large public. Parfois on apporte des précisions sur la data mais ce n’est pas du 200%, ce n’est pas ce que je veux faire, ce que je veux c’est une écriture à 100% large public, c’est aussi pour ça que je suis allé faire de la radio parce que j’aime ce média, j’avais envie d’écouter Michel Drucker, Marc-Olivier Fogiel, Jean-Pierre Elkabbach, Patrick Cohen… Je n’ai pas une formation que de foot, j’ai une formation générale au départ.

 

Est-ce qu’un jour vous laisserez le sport de côté à la télé pour faire autre chose ?

Oui, ou faire les deux. Du sport et autre chose. J’ai travaillé et été formé par Thierry Gilardi. Un jour, on a déjeuné ensemble et il me dit qu’il va repartir faire de l’info sur LCI tout en traitant le foot et les matchs. Il ne faut pas rester cantonné à un truc. On peut le faire bien sûr, mais si c’est un choix. La France est un pays de segment, on a du mal à regarder quelqu’un qui va faire autre chose. Pourquoi ? Il y a bien des chanteurs français qui font du cinéma. Après tout, c’est tellement personnel si j’y trouve de l’accomplissement. La critique, elle peut être dure. Quand j’ai été faire du divertissement sur France Télévisions, quand j’étais à Europe, le jeu avec Raymond Domenech and co, bah c’était super et si c’était à refaire, je le referais. Mais différemment car j’ai appris.

 

 

Vous avez déjà eu d’autres propositions pour du divertissement ?

Oui, le divertissement me plaît. Quand j’arrive à Europe 1, la production de Danse avec les Stars m’a proposé de présenter l’émission, mon profil les intéressait. Du coup, il m’ont passé le CD de l’émission américaine et c’était… Pamela Anderson qui présentait l’affaire (rires). J’ai rappelé en disant merci mais déjà je suis un danseur de pacotille et à ce moment là j’étais en radio, et je me suis dit que si je revenais à la télévision via ce prisme là en premier, j’aurais du mal à faire du journalisme après. Je préfère être un journaliste et faire ça en satellite. Si cela avait été le cas, je l’aurais fait. Certains m’auraient taillé mais je l’aurais fait. J’ai examiné de près et je me suis dit si tu te lançais maintenant dans le divertissement ? Quelqu’un comme Nikos Aliagas, c’est prodigieux ce qu’il fait, je dis bravo. Il vient de l’info, il sait parfaitement utiliser la radio et la télé pour être proche des gens et lier les gens et c’est un travail que je trouve admirable.  

 

Le mercato a été calme de votre côté ou agité avec des propositions d’autres chaînes ?

Je ne parle pas de ça (rires). Mais ce que je peux vous dire c’est qu’un mercato c’est jamais calme.

 

Surtout que cette saison est particulière, c’est la dernière avec la Ligue des champions sur beIN Sports avant qu’elle ne soit diffusée par SFR Sport.

Là, il y a un horizon simple, on a 13-14 mois avec la Ligue des champions, en tout cas me concernant, des championnats européens béton armés, le Mondial en intégralité chez nous – ça veut dire que je vais aller avec mes loukoums en Russie vivre un truc de fou, j’en suis sûr. Ça c’est une chance inouïe.  Voilà ce que je vois pour moi à date moi. Je sais de par mon aventure personnelle que la vie est courte. Je profite de ça, chaque chose en son temps. Bien sûr, il faut aussi prévoir. J’ai une famille, des Schtroumpfs, donc je ne suis pas tout seul. J’ai deux Schtroumpfettes de 5 et 2 ans qui tapent le ballon parce qu’elles voient papa taper le ballon, mais c’est tout. Avec beIN, ça me plaît parce que je me dis qu’on touche tout le monde. C’est de la proximité, de la pédagogie. On a un rôle quand même, on a quelque chose à jouer. C’est un métier qui m’a toujours passionné, parce que l’enseignement m’a passionné.

 

 

« Après Sakho, on a dit que j’étais une Mireille Dumas »

Vous auriez pu vous dirigez dans cette voie-là ?

Peut-être que si j’en avais eu la capacité c’est un métier qui m’aurait plu oui. Je ne veux pas donner l’impression d’être un prof mais je veux passer un message et c’est ce qui se passe. C’est aussi notre mission de journaliste, ça ça m’intéresse, et si un jour ça doit passer par le divertissement…

 

Vous avez un nouveau concept d’émission que vous aimeriez proposer ?

J’écris tout le temps. J’ai des petits cahiers avec moi et j’écris tout le temps des choses. L’émission que j’avais lancée avec ces interviews d’Eto’o ou Sakho (Le club du dimanche, ndlr), moi j’aime ça, j’aime la discussion. Il n’y a plus d’émission en France qui laisse de la place à ça avec de longs entretiens. Après Sakho, certains avaient dit que j’étais une Mireille Dumas, « il cherche à faire pleurer » (rires). Je n’ai pas dit à Sakho de verser une larme, j’ai travaillé pour savoir qui est l’homme, ce qu’il a vécu dans sa vie, j’écris des concepts par rapport à ça, centré sur un one one, entre le one one et le divertissement.

 

 

Le Football Show, c’était votre idée ?

J’avais proposé une émission en trois périodes, des analyses avec les experts, une partie interview avec le tennis ballon pour finir, moi j’adore. D’où ça vient ça ? De la culture latine, en Espagne, en Amérique du Sud. Quand vous voyez Roberto Mancini débarquer avec les Berluti, tomber le mocassin et taper le ballon… (rires) Ca a été repris par les télé italiennes, c’est pas rien. On retrouve des choses qu’on fait le week-end entre potes.

 

Ça aide aussi à mettre les invités en confiance ?

Oui, Didier Deschamps par exemple, il vous parle pendant deux heures de l’EDF mais c’est entrecoupé avec des fléchettes et du ping-pong. Ca permet de plus mettre en confiance. J’ai commencé cette profession j’avais 17, 18 ans donc forcément au fur et à mesure on créer des liens, c’est normal. Robert (Pires) je le commentais, Sonny (Anderson) aussi. Aujourd’hui, c’est des gens avec qui je pars en vacances, à l’antenne ça se sent. La télé, je crois que ça doit être la vraie vie. Il y a des moments, au début de beIN en 2012, où j’étais tous les jours à l’antenne, où je passais 80 à 90% de ma vie à l’antenne. Si je jouais un rôle, quelle perte de temps… Je serais un bon jambonneau.

 

 

Avoir autant de temps d’antenne, on imagine que ça peut peser sur la vie personnelle. 

C’était un tournant important dans ma vie, ma grande venait de naître, j’ai eu un choix à faire. Je n’ai pas vu beaucoup ma fille pour ses deux premières années de vie, fallait envoyer… On était une petite armée, on a eu un grand portefeuille d’entrée, j’étais avec Darren Tulett. Du coup, après j’ai eu une phase un peu plus sédentaire. Ma fille grandissait, j’en ai eu une deuxième. Mes filles grandissent, là, mon aînée, elle a voulu venir à Rome pour passer le week-end tous les deux, moi au travail et après je la retrouve. C’est pas évident mais ça se construit.

 

Vos filles iront en Russie l’été prochain alors ?

Je suis pas sûr (rires). On a commencé à voir le plan de vol déjà, ça va être une grosse épopée, ça va être très sympa.

 

L’anecdote la plus drôle en voyage ?

J’en ai un paquet. Un jour, je me poserai. L’Afrique du Sud avec Europe 1, en 2010, c’était extraordinaire. On a fait des voyages, des trucs de fou, pour autant on était dans le pays de l’apartheid. C’était la première Coupe du monde sur le territoire africain et moi je suis né au Maroc. J’ai pu voir Mandela. Et pour moi qui suis spanish, l’Espagne a gagné en plus (rires). J’ai commenté la finale contre les Pays-Bas, donc ça a été jubilatoire. J’ai pris le temps, on était là-bas six semaines, vous êtes logés dans des lodges, dans l’arrière pays africain, c’est prodigieux quand même. La force de la radio, c’est qu’il y a une proximité.

 

Ce média vous manque ?

J’ai envie de refaire de la radio en complément de la télévision, oui. J’ai proposé aussi à des radios plus petites des émissions, avec un côté plus segmenté, vu que j’ai une fibre espagnole. Je passe un peu sur la Cope mais ça me manque.

 

Et le côté théâtral façon El Chiringuito ça vous dirait ?

C’est un segment très précis. Mais je n’irai pas trop sur ce créneau là. Même si je connais Josep Pedrerol et qu’il m’a déjà fait des propositions. Chacun son business. Je ne dénigre pas mais c’est autre chose. Mais aujourd’hui ça ne m’attire pas. Ce que j’aimerais, c’est parler d’avantage de société, ne pas parler que de foot. Faire une émission que sur ça je pense que ça peut marcher.

 

 

Dans vos interviews avec les joueurs, notamment à l’époque du Club du dimanche, vous vous intéressiez beaucoup à l’humain. Ça compte aussi beaucoup dans vos choix pros ?

J’aime la transparence, j’aime la franchise. On peut me dire merde mais je préfère qu’on me le dise. J’ai quitté des directions mais j’ai dit pourquoi. Je suis clair et j’aime bien que dans l’autre sens ce soit kif-kif. Que si un jour une rédaction ne veut plus mon écriture, ne veut plus ma tête, qu’on me le dise. Il y a de tout dans ce métier. J’ai connu un grand patron par exemple, c’est Alexandre Bompard. C’est quelqu’un qui peut faire très mal mais au moins, il le dit. C’est la règle du jeu. Il a été très présent au moment de mon accident (fin 2005, sa voiture est percutée par un camion et il fait neuf jours de coma, ndlr). C’est pour ça aussi que je l’ai suivi à Europe 1. On se fait des copains, on se fait pas des copains, il y a des gens qu’on aime moins… C’est le jeu. J’ai aussi refusé des choses très attractives parce que je sentais que ça n’allait pas matcher. Pourtant c’était mieux rémunéré, plus exposé. Tous mes choix de vie ont été faits en fonction d’affinités. Quand il se passe quelque chose qui en plus dans la vie professionnelle permet de cultiver quelque chose d’humain, c’est génial. Avant Celtic-PSG avec Robert (Pires), on s’est dit vivement qu’on y aille à Glasgow. C’est une aventure humaine.