Élu président du Liberia, George Weah a tenu à inviter son ancien coach Arsène Wenger lors de son investiture fin janvier. 

 

George Weah n’oublie pas son premier coach en France. Entraîneur de l’ex-attaquant libérien, lors de ses débuts à l’AS Monaco (1988-1992) en provenance du Tonnerre Yaoundé (Cameroun), Arsène Wenger a confié à la BBC qu’il avait été invité à l’investiture du désormais président du Libéria le 22 janvier prochain, deux jours avant d’affronter Chelsea en Coupe de la Ligue. « Je crois que je serai occupé mais si je suis suspendu j’aurai le temps d’y aller », a-t-il ironisé en référence à la santion qu’il risque pour avoir (encore) critiqué les arbitres.

 

 

Le coach des Gunners en a profité pour réaffirmer son admiration envers le Ballon d’or 1995. « La vie de cet homme est un vrai film. C’est incroyable. Cela pourra faire un fantastique film », a-t-il ajouté avant de se souvenir d’un George Weah « un peu perdu » à son arrivée en France, « inconnu » mais devenu « le meilleur joueur du monde » en 1995 puis le président de son pays. « J’ai vu comment il avait souffert pour son pays (…) je le revois pleurer », a déclaré le coach français en évoquant la guerre civile au Liberia (1989-1997). « C’est finalement une jolie histoire », conclut-il, souhaitant à son ancien joueur « une heureuse présidence ».

 

 

Juste avant son élection, avec 61,5% des suffrages devant le vice-président Joseph Boakai (38,5%), George Weah (51 ans) avait évoqué la grande influence d’Arsène Wenger dans sa carrière mais également sa vie personnelle. « C’était une figure paternelle, il m’a considéré comme son fils », a confié Mister George à ESPN. « C’est un homme qui m’a montré de l’affection quand le racisme était à son apogée (…) Un jour, j’étais plutôt fatigué de m’entraîner et je lui ai dit que j’avais mal à la tête. Il m’a dit : « George, je sais que c’est dur mais tu dois travailler dur. Je crois qu’avec ton talent, tu peux devenir l’un des meilleurs joueurs du monde ». Alors, j’ai écouté et continué à avancer. En dehors de Dieu, je pense que sans Arsène, je n’aurais rien pu faire en Europe », a-t-il ajouté.