Lundi, The Guardian a décerné le prix du joueur de l’année à Juan Mata (Manchester United) pour des raisons qui dépassent le cadre du foot. 

 

Juan Mata a déjà gagné un titre en 2018. Ce n’est toutefois pas avec Manchester United, laborieux deuxième de Premier League, mais grâce à Common Goal que le milieu espagnol de 29 ans a été sacré joueur de l’année par The Guardian. « C’est une idée très simple, a confié le joueur au quotidien anglais en récevant son prix. Mais les meilleures sont les plus simples et le pouvoir du foot est incroyable ».

 

Depuis le mois d’août dernier, Juan Mata a lancé Common Goal, une initiative qui permet aux joueurs de donner 1% de leur salaire à une oeuvre caritative et rejoint par 35 personnalités du ballon rond en quelques mois, dont des grands noms comme Hummels ou Chiellini. Une idée née après la mort de son grand-père et une rencontre avec Jürgen Griesbeck, fondateur de l’ONG streetfootballworld à Berlin. « Le but était d’aider les autres avec le foot », ajoute celui qui succède à Fabio Pisacane au palmarès du prix décerné par The Guardian.

Pour le bien-être de ses joueurs, Tottenham s'associe à une marque de matelas

 

 

Le souvenir de la Champions League 2012

Le pouvoir du foot, Juan Mata a pu l’observer à de nombreuses reprises dans sa carrière. L’ex-joueur de Chelsea évoque notamment ce vibrant souvenir de la finale de la Ligue des champions 2012 et une victoire inespérée face au Bayern Munich. « Quand on célébrait, j’ai regardé mes coéquipiers autour de moi et j’ai vu la beauté du football, poursuit-il. Un gardien de République tchèque. Un défenseur serbe, un autre du Brésil. Milieux du Ghana, Nigeria, Portugal, Espagne, Angleterre… Et bien sûr, un attaquant incroyable de la Côte d’Ivoire. On venait de partout dans le monde (…) certains avaient grandi en temps de guerre, certains dans la pauvreté. Mais ils étaient là, tous ensemble en Allemagne et sacrés champions d’Europe. La façon dont on s’est retrouvés dans un but commun était plus importante qu’un trophée. Pour moi, c’est quelque chose qui peut rendre le monde meilleur ».

 

 

 

Parmi ses souvenirs qui ont montré que le foot était bien plus qu’un sport, Juan Mata cite également le Mondial 2010 en Afrique du sud ou encore son voyage en Inde il y a quelques mois. « Partout où tu vas, les enfants jouent au foot. Même s’il n’y a pas trop de pelouse, tu as quatre sweats pour faire deux buts », ajoute-t-il, avant de remercier encore le Guardian pour ce prix : « Je suis fier de l’accepter au nom de tout le monde à Common Goal (…) C’est pour Common Goal et tout ceux qui croient que le foot peut rendre le monde meilleur ». En 2018, Juan Mata continuera à jouer collectif.