Annoncé proche d’enrôler Ronaldinho, le parti d’extrême droite brésilien Patriota a démenti avoir trouvé un accord avec l’ex-numéro 10. 

 

Et si Ronaldinho avait finalement retrouvé ses esprits ? Au lendemain de l’annonce d’ESPN et de O Globo, qui assuraient que l’ex-joueur du PSG allait se lancer dans la course au sénat en 2018 sous l’étiquette du parti d’extrême droite Patriota, ce dernier a publié un communiqué. « Il n’y a pas d’accord » avec Ronaldinho assure l’ex Parti National Ecologique, qui a changé son nom pour mieux coller à son nouveau programme conservateur inspiré de Donald Trump.

 

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Mais pas de quoi se réjouir puisque le parti rappelle que la décision doit être « prise de manière collegiale » et en respectant le calendrier fixé pour les désignations des candidats. Patriota ne ferme donc pas la porte à Ronaldihno, dont il reconnaît « son importance » pour le sport national. Ça ne sent quand même pas très bon…

 

Hier, on apprenait que Ronaldinho, éloigné du foot pro depuis 2015, serait candidat pour être sénateur de l’État de Minas Gerais (sud-est). À 37 ans, l’ancien numéro 10 de la Seleçao aurait accepté de se lancer après une discussion récente avec les dirigeants du parti à Rio. À cette occasion, le natif de Porto Alegre avait même posé avec un livre du député controversé Jair Bolsonaro, qui pourrait se présenter à la présidentielle en 2018 sous l’étiquette Patriota. D’après UOL Esporte, qui confirmait l’information, l’ex-numéro 10 avait donné son accord verbal pour s’engager. Mais la candidature devait être officialisée en mars.

 

 

 

Au vu du CV de Jair Bolsonaro (62 ans), cette arrivée de Ronaldinho en politique a effrayé beaucoup de gens sur les réseaux sociaux, à commencer par de nombreux Brésiliens. Car ce député conservateur et ancien militaire est connu pour ses prises de position très à droite et notamment en faveur de la peine de mort ou encore de la torture, en plus d’être un habitué des propos racistes et homophobes. Celui qui a « Jésus dans le coeur », a notamment affirmé qu’une députée de gauche ne « méritait pas d’être violée » ou encore qu’il préférerait voir son fils « tué dans un accident » plutôt qu’homosexuel.