De retour sur les terrains d’entraînement de son club formateur, le Nacional de Montevideo, Luis Suarez a eu du mal à retenir ses larmes pendant un émouvant discours. 

 

Comme Didier Deschamps à Bayonne – et d’autres heureusement – Luis Suarez a désormais un stade à son nom. De quoi rendre particulièrement fier l’attaquant du Barça, qui s’est montré très touché pendant l’inauguration du terrain Luis Alberto Suarez. « Mon sentiment est un sentiment d’émotion et de joie, a confié El Pistolero, qui a quitté le club en 2006 pour les Pays-Bas. Cela faisait longtemps que je n’étais pas venu, pour des raisons d’emploi du temps que tout le monde comprendra. Je voulais que mes enfants voient où je suis né en tant que footballeur », a ajouté le numéro 9 du Barça, ravi de pouvoir partager ce moment avec sa famille.

 

 

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« Il ne faut jamais baisser les bras »

C’est des sanglots dans la voix que Luis Suarez s’est ensuite rappelé de ses terrains à la limite du praticable avant de lancer un message aux plus jeunes du club, vainqueur de la Copa Libertadores en 1988. « Profitez, vous allez passer par des moments très difficiles à 13, 14, 15, 18, 24 ans, à n’importe quel âge, mais il ne faut jamais baisser les bras », lâche-t-il au micro en marquant une pause, au bord des larmes. « Le football vous donne beaucoup de revanches et il faut profiter de toutes celles qu’on nous donne », ajoute-t-il, rappelant ensuite avoir été particulièrement bien traité par le Nacional et qu’il fallait profiter de l’amélioration des structures du club. « Fier » d’inaugurer un terrain à son nom, Luis Suarez a également rappelé le rôle de Martin Lasarte, l’actuel coach du Nacional qui lui a fait faire ses débuts en première division. Le seul cannibale qui a un coeur.