Soutien des indépendantistes en Catalogne, Pep Guardiola est accusé de rébellion par la garde civile espagnole.

 

Les adversaires de Manchester City ont-ils trouvé un moyen de les arrêter ? Pas sûr, mais la garde civile a bien leur coach Pep Guardiola dans le viseur. Selon un document révélé par El Nacional, l’entraîneur des Citizens a fait l’objet d’une note pour « rébellion » transmise à la justice. La raison ? L’ex-coach du Barça a publiquement lu un manifeste favorable à l’indépendance de la Catalogne le 11 juin dernier. Mais malheureusement pour les adversaires de City, il serait toutefois « peu probable » qu’il y ait des poursuites judiciaires.

 

En faveur du droit à décider et de l’indépendance de la Catalogne – contrairement à Gerard Piqué qui ne s’est prononcé qu’en faveur d’un vote -, Pep Guardiola a récemment montré son soutien à Jordi Sánchez et Jordi Cuixart – surnommés « les Jordis » – deux figures de la cause catalane emprisonnées pour sédition depuis le mois d’octobre. C’est pour eux qu’il porte publiquement un ruban jaune. « Si la UEFA, la FIFA ou la Premier veulent me sanctionner pour le ruban jaune, allons-y. Mais eux, les Jordis, sont en prison. Ils demandaient seulement de voter, ne l’oubliez pas. Je le porte spécialement pour ces deux personnes qui ont défendu quelque chose qui est de voter. Pour être en prison on doit faire quelque chose de grave et eux ils sont depuis plus de 60 jours en prison », a-t-il rappelé après la victoire contre Manchester United.

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Jeudi, le peuple catalan était de nouveau appelé aux urnes pour élire un nouveau Parlement régional. Les trois partis indépendantistes ont obtenu la majorité des sièges au parlement régional même si le parti centriste libéral Cuidadanos arrive en tête au nombre de voix. Le Parti populaire (PP) du premier ministre Mariano Rajoy ne récolte quant à lui que 4 % des voix et 3 sièges, une véritable claque. Le problème reste désormais de savoir comment la Catalogne sera désormais gouvernée puisque son président Carles Puidgemont, victorieux en nombre de sièges, est exilé en Belgique puisque menacé d’être emprisonné par la justice espagnole.