Retraité en 2016 à cause de blessures récurrentes, Alvaro Dominguez tente d’aider les joueurs à gérer leur argent avec l’AFE, l’Association des footballeurs espagnol. 

 

Considéré comme un futur grand défenseur il y a quelques saisons, Alvaro Dominguez (28 ans) a désormais une nouvelle carrière. Obligé de raccrocher les crampons en 2016, après un an sans jouer au Borussia Mönchengladbach pour cause de blessures, l’ancien joueur de l’Atlético Madrid tente désormais d’apporter son expérience auprès de l’AFE, l’Association des footballeurs espagnol. Et notamment au niveau financier pour apprendre à gérer son argent une fois la page foot terminée.

 

 

« C’est un changement drastique et sans une éducation, c’est très difficile de savoir gérer cet argent, raconte-t-il dans une interview à El Mundo. On critique beaucoup les joueurs, mais donne un million d’euros à n’importe quel mec qui galère à boucler les fins de mois et tu vas voir comme il gère ça. Je ne pense pas qu’il se comporte mieux qu’un autre footballeur », estime celui qui a porté deux fois le maillot de la Roja en 2012.

 

 

Pour Alvaro Dominguez, vainqueur à deux reprises de la Ligue Europa avec l’Atlético, l’un des dangers est également d’oublier « la valeur de l’argent ». « Des voitures toujours plus chères, des montres toujours plus grosses… Tu prends un avion privé pour aller dîner et tu considères ça normal. Je suis le premier à l’avoir fait. Je suis sorti un soir avec mes amis et j’en eu pour 15.000 euros. C’est normal que les gens pensent que j’étais bête. Mais non, parce que c’est quelque chose que tu fais pour savoir ce que c’est, tu dois juste te rappeler que ce n’est pas la réalité. Beaucoup perdent cette notion et prennent l’exception pour la règle », prévient l’ex-défenseur qui dit avoir eu la chance de compter sur l’aide de ses parents.

 

La pression du terrain est également un problème selon Alvaro Dominguez. Car elle empêche les joueurs de s’intéresser aux à-côtés et de poursuivre de vraies études. « On a beaucoup d’heures libres mais la pression est permanente et phénoménale. Bac, université… J’étudiais comme tout le monde quand j’étais plus jeune. Mais un jour, alors que j’évoluais déjà à l’Atlético, je n’en pouvais plus. Je voulais juste déconnecter. Console, amis, films… C’est trop dur d’avoir deux pressions en même temps », se souvient-il.

 

 

Mais les footballeurs tombent aussi dans certains travers. Concernant les fraudes fiscales qui pleuvent ces derniers mois, Alvaro Dominguez a aussi son idée sur la question. Pour lui, « un joueur sait parfaitement ce que fait son conseiller fiscal. Il ne prend pas l’initiative de faire des mauvaises choses sans dire au joueur ce qu’il risque, c’est fait avec l’accord du joueur ». Pas sûr que CR7 approuve.