Mercredi, l’organisme Kick It Out a alerté sur une augmentation des incidents racistes et homophobes dans le foot anglais. 

 

Quelques jours après l’éviction du directeur du recrutement de West Ham pour des propos contre les joueurs africains, le foot anglais est de nouveau associé au racisme. Selon le rapport de Kick It Out publié mercredi, les cas de discrimination ont augmenté de 59% à la mi-saison. 282 cas de discrimination ont été rapportés avant fin 2017, soit 177 de plus que l’an dernier. La majorité de ces incidents auraient été recensés au niveau pro, c’est-à-dire dans l’une des quatre premières divisions, tandis que plus de la moitié (54%) concerne du racisme. Un cas sur cinq est lié à de l’homophobie, et un sur dix à l’antisémitisme.

 

« Cela doit provoquer une prise de conscience de tout le monde dans le sport », explique Herman Ouseley, président de l’organisme. « Nous savons jusqu’où le football est arrivé (dans la lutte contre le racisme) mais nous savons aussi combien il reste de travail à effectuer », a poursuivi Roisin Wood, directrice de Kick It Out. « Des recherches récentes ont montré que les crimes de haine sont en hausse. Si cela arrive dans la société, cela se reflétera dans le football », a-t-elle ajouté, parlant d’incidents « plus virulents et ciblés » avec l’utilisation des réseaux sociaux.

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Des chants antisémites à Chelsea

Outre West Ham, où Tony Henry vient d’être évincé pour avoir affirmé ne plus vouloir recruter de joueurs africains, Chelsea a également été pointé du doigt ces dernières semaines. Contre Watford, certains supporters ont entonné des chants antisémites alors que le club londonien vient justement de lancer une campagne de sensibilisation contre ce type d’attaques. En début de saison, Alvaro Morata avait également été obligé de demander à une partie des supporters de ne plus utiliser un chant en son honneur comprenant des paroles antisémites.