Grâce à leurs protestations, les joueuses de la sélection du Danemark vont obtenir une augmentation de salaire. 

 

Contrairement aux Bleus de 2010, les Danoises savent faire des grèves utiles. Après avoir protesté contre le montant de sa rémunération, la sélection féminine a finalement obtenu gain de cause, comme l’a annoncé la Fédération (DBU) dans un communiqué. Les finalistes de l’Euro 2017, qui touchent environ 1500 euros par mois, vont bénéficier d’une revalorisation de salaire à hauteur de 60% si elles se qualifient pour le Mondial 2019 (hors bonus), en plus d’une hausse des investissements de la DBU d’environ 268.000 euros ou encore une meilleure transparence concernant leur assurance.

 

« Nous sommes heureux car avec ce nouvel accord, nous allons pouvoir augmenter notre investissement et poursuivre le développement du foot féminin danois durant les quatre prochaines années » , s’est réjoui le vice-président de la DBU, Kim Hallberg, dans le communiqué publié samedi et qui met fin à des négociations d’un an.

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Il y un mois, les Danoises avaient refusé de jouer un match de qualifications pour le Mondial 2019 face à la Suède pour protester contre leurs salaires malgré les risques d’exclusion de la compétition et une amende de 20.000 euros qu’infligera l’UEFA. 48h plus tard, un accord temporaire avait été trouvé avec la DBU et l’équipe, leader de son groupe avec la Suède, avait suspendu la grève. L’exemple était venu début octobre par la Norvège, qui avait annoncé que les femmes gagneraient autant que les hommes.