Après avoir signé un contrat de sponsoring avec Tibet Water Ressources Limited (TWRL), Liverpool est accusé de cautionner la répression militaire de la Chine. 

 

Liverpool aurait mieux fait de se contenter de Carlsberg. Car en s’associant fièrement avec Tibet Water Ressources Limited (TWRL), qui exploite et commercialise l’eau du Tibet, en juillet dernier, les Reds ont provoqué la fureur de certains activistes. Accusé de cautionner les abus du gouvernement chinois sur le peuple tibétain, le club de Jürgen Klopp a vu une pétition être lancée contre ce contrat qui a recueilli presque 28.000 signatures.

 

« TWRL peut uniquement extraire les ressources tibétaines parce que la violence militaire de la Chine le permet, dénonce SumOfUS, l’ONG qui a lancé la pétition. Il ne doit ses profits qu’à la répression, à la torture et au mépris des libertés politiques devenues monnaie courante », peut-on lire. La pétition demande donc clairement à Liverpool de mettre fin à ce partenariat car les activités de TWRL nuiraient également à l’environnement au Tibet. « Les clubs de Premier League n’ont jamais été aussi riches (…) Liverpool vient de revenir en Ligue des champions, gagnant des dizaines de millions en plus, ils peuvent donc facilement annuler ce contrat », poursuit le texte de l’ONG.

Une étude a classé les clubs les plus puissants financièrement (et il y a des surprises)

 

Dans The Independent, le directeur de la communication de l’association Free Tibet, signataire de la pétition, parle d’un « signal fort » qu’enverrait ainsi Liverpool à « tous ces grands groupes extracteurs de ressources ». « Liverpool FC doit rejeter toute entreprise qui ne respecte pas les droits de l’homme », ajoute John Jones à propos des Reds, qui s’étaient dit « fiers » d’accueillir la marque dans la « famille » du club pour poursuivre son développement en Asie. Contacté par The Independent, le club n’a cette fois pas souhaité faire de commentaire.