C’était aussi lui, la star de la semaine internationale. Coach d’un Kosovo encore bluffant mardi contre l’Angleterre (défaite 5-3), le Suisse Bernard Challandes a une autre qualité : être un grand comédien. La preuve en 4 moments. 

 

 

 

À la mi-temps contre l’Angleterre

Terribeul !!”. Bouillant après plusieurs décisions litigieuses, et notamment le premier but de Sancho (4-1) marqué pendant qu’un de ses joueurs était au sol, Bernard Challandes fait exploser sa colère dans le tunnel des vestiaires. Sauf qu’il repère vite une caméra et lâche son plus beau sourire forcé façon Michael Scott de The Office.

Il existe une carte qui répertorie tous les stades où Cristiano Ronaldo a marqué

 

 

C’est typiquement moi, je passe facilement d’un état à l’autre en quelques secondes, a-t-il ensuite expliqué à 20min.chSur ce coup-là, je me suis soudain dit : ‘allez, arrête de t’énerver et prends ça à la rigolade'”. Futur mème.

 

 

 

Go, go, go !!”

2e du groupe A avant d’affronter la République tchèque (victoire 2-1) vendredi, Bernard Challandes croit à fond à la qualif’ pour l’Euro 2020. Et il mise apparemment beaucoup sur un truc : le pressing. “Dans les matchs fous c’est VA, REVIENS, VA, VA, VA, VA, VA, s’agite-t-il sur sa chaise en conf’ de presse. Ce n’est pas tactique. Peut-être que ce n’est pas la bonne course mais c’est dans la tête. Je veux récupérer le ballon. Ce n’est pas juste de la défense, c’est la préparation d’un but pour nous”. Le vestiaire doit se marrer, mais ça a l’air de parfaitement marcher.

 

 

 

Fan des Three Lions

Invaincu pendant 15 matchs avec les Dardanët, Bernard Challandes flippait quand même un peu devant l’attaque cinq étoiles de l’Angleterre, alors leader du groupe avec un point d’avance. Mais il l’a formulé à sa façon. “Kane, Sterling et Rashford… et, et, et, et, et, et, et !”, a blagué celui qui a été nommé sélectionneur en mars 2018.

 

 

 

Ce qui ne l’a pas empêché de vouloir offrir une vraie opposition aux Three Lions, “la meilleure équipe au monde”. “C’est sûr que ce sera très dur mais notre jeune équipe pourra montrer ce qu’est le très, très haut niveau. Je ne veux pas dire à mon équipe : “Ok, on reste dans notre moitié de terrain et on défend, défend, défend”, je veux que l’on joue et que l’on soit un vrai adversaire, avec de l’intensité”. Classe.

 

 

 

 

Et fan de Pep et Klopp

C’était aussi l’occasion pour le coach de 68 ans d’être interrogé sur la Premier League et ses préférences chez les managers. “Je soutiens Manchester City, parce que je suis un fan de Guardiola… Mais de Klopp, aussi ! J’adore le football de Guardiola et la mentalité de Klopp”, a reconnu l’ex-coach de l’Arménie. Donnez-lui vite un ticket pour l’Euro.