Comme Guardiola et d’autres coachs, Ralph Hasenhüttl (Southampton) a trouvé un moyen pour que ses joueurs ne passent pas trop d’heures sur Fortnite. 

 

Le maintien passera aussi par là. 16e de Premier League à deux points de la zone rouge, Southampton surveille de très près le temps passé par ses joueurs manette à la main. Arrivé chez les Saints en décembre, le coach Ralph Hasenhüttl a même décidé de couper le wifi dans les hôtels où séjourne l’équipe, une fois la nuit tombée. “C’est quelque chose qui rend accro donc il faut protéger les joueurs et activement lutter contre ça, a expliqué l’Autrichien de 51 ans. Vous pouvez être sûrs que je suis toujours en contact avec mon capitaine et quelques uns des joueurs pour leur en parler”.

 

 

Il faut dire que Hasenhüttl a déjà eu une mauvaise expérience avec le gaming disorder, au RB Leipzig. “Je l’ai déjà fait dans mon ancien club. Nous avons eu des soucis avec des joueurs qui étaient dessus jusqu’à 3h du matin à la veille d’un match”, a-t-il poursuivi. Ce qui le chagrine, c’est aussi de voir que l’addiction n’est pas traitée comme il le souhaite par les autorités anglaises. “Tant que ce n’est pas reconnu comme une maladie par le gouvernement, nous devons les protéger à notre façon, a ajouté le coach des Saints, en déplacement à Brighton samedi. C’est la même chose que pour l’alcool ou la drogue. Ce n’est pas un problème mineur”. 

 

 

 

Fortnite et Tomb Raider

Officiellement reconnu comme une maladie depuis l’an dernier par l’OMS, le “trouble du jeu vidéo” – qui ne touche qu’une petite minorité des gamer dans le monde – a déjà fait parler en Angleterre cette semaine. Un joueur de l’EFL, qui a souhaité rester anonyme, aurait confié au Sun pouvoir jouer jusqu’à 16 heures par jour à Fortnite et être accro au point de craindre pour la suite de sa carrière. L’inquiétude n’est toutefois pas récente puisqu’en novembre 1997, le mythique gardien David James, alors à Liverpool, avait expliqué une contre-performance par un abus de Tekken II et Tomb Raider.