Vendredi, Arsène Wenger a été mis à l’honneur par le Liberia et son président George Weah qui lui a remis la plus haute distinction du pays.

 

30 ans après, Arsène Wenger retrouve son ex-joueur dans un tout autre contexte. Premier coach de George Weah en Europe, entre 1988 et 1992 à l’AS Monaco, l’ancien entraîneur d’Arsenal a été remercié de la plus solennelle des façons par le désormais président du Liberia, qui lui a remis la médaille de “Knight Grand Commander of the Humane Order of African Redemption”.

 

Votre rôle positif a non seulement marqué la carrière et la vie de nombreux joueurs africains, mais aussi celles d’une génération entière de jeunes Libériens qui ont fait du président Weah un exemple”, a déclaré un maître de cérémonie pendant que Mister George passait autour du cou d’Arsène Wenger la plus haute distinction du pays, devant des centaines d’invités réunis dans la banlieue de la capitale Monrovia.

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Accueilli comme un chef d’Etat au Liberia, où des dizaines de fans d’Arsenal lui ont d’abord organisé une cérémonie de bienvenue, Arsène Wenger a été décoré tout comme un autre technicien français : Claude Le Roy. L’ancien sélectionneur du Cameroun et de nombreuses nations africaines est en effet celui qui a conseillé le futur Ballon d’or à Arsène Wenger, à la fin des années 80.

 

 

Cet honneur accordé à Arsène Wenger, qui a toujours considéré George Weah comme un “fils”, ainsi qu’à Claude Le Roy, n’a toutefois pas fait l’unanimité dans la classe politique du Liberia. “La plus haute distinction de la nation ne peut pas être accordée à quelqu’un qui n’a pas fait quelque chose directement pour le pays”, a notamment déclaré Darius Dillion, membre de l’opposition.

 

 

 

 

Sans Arsène, je n’aurais rien pu faire en Europe”

Déjà invité à la cérémonie d’investiture, Arsène Wenger n’avait pas pu s’y rendre à cause d’un match de Coupe de la Ligue avec les Gunners. “C’était une figure paternelle, il m’a considéré comme son fils”, avait confié Mister George à ESPN. “C’est un homme qui m’a montré de l’affection quand le racisme était à son apogée (…) En dehors de Dieu, je pense que sans Arsène, je n’aurais rien pu faire en Europe”, avait raconté le premier joueur africain à avoir remporté le Ballon d’or en 1995.