Interrogé sur la récente percée de Vox dans la politique espagnole, Javier Tebas a confirmé qu’il pourrait voter pour le parti d’extrême droite. 

 

Personne ne sera surpris mais cela en dit long sur l’Espagne d’aujourd’hui. Invité sur la COPE mardi soir, Javier Tebas a ouvertement soutenu Vox, devenu en décembre le premier parti d’extrême droite à entrer au Parlement régional depuis la mort du dictateur Franco. “L’irruption de ce parti me semble être une bonne chose, une très bonne chose, a jugé le président de la Liga. Cela fait longtemps que je disais que l’Espagne avait besoin d’une alternative à l’image de ce que propose Vox. Si le parti conserve la ligne qui est la sienne, je voterais pour lui”, a-t-il ajouté, pour être encore plus clair, même s’il refuse toujours de se dire d’extrême droite.

 

 

Tebas chercherait-il aussi une place (ministre des sports ?) dans un futur gouvernement ? “Non, non, et je ne suis pas militant, a-t-il répondu. Et je travaille pour le foot pro donc je travaille pour l’Espagne aussi”, a assuré le meilleur hater du PSG, demandant “du respect” pour Vox et ses “400.000 électeurs en Andalousie”, la région la plus peuplée d’Espagne où il a obtenu 11% des voix (12 sièges). Un score qui a poussé le Parti populaire (droite, 26 sièges) et Ciudadanos (centre et soutien de Manuel Valls, 21 sièges) a passé un accord controversé avec un parti prônant la préférence nationale, l’interdiction des partis indépendantistes catalans, l’expulsion des immigrés illégaux et même l’abolition de la loi contre la violence machiste favorisant, selon le mouvement, les fausses plaintes de femmes “sans scrupule”.

 

 

 

Un clin d’oeil à Marine Le Pen

Ancien membre du groupe franquiste Fuerza Nueva dans sa jeunesse, Javier Tebas n’a jamais caché ses opinions dans une Espagne où l’extrême droite avait disparu de l’échiquier politique depuis Franco. En 2016, celui qui a eu des démêlés avec le fisc a par exemple déclaré qu’il manquait une “Marine Le Pen espagnole”.