Alors que le Chili est touché par une grave crise sociale, le championnat a été définitivement interrompu, permettant à Universidad Catolica d’être sacré. 

 

Pas de folle ambiance à la sud-américaine. Champion pour la 14e fois de son histoire ce week-end, Universidad Catolica a brandi son trophée dans un stade qui résonnait pourtant bien creux. La raison ? Le contexte ne se prête pas trop à la fête, puisque le leader a été sacré grâce à l’interruption définitive de la compétition à six journées du terme, après la crise née en octobre. “Nous aurions aimé une autre fin, mais cela ne doit pas cacher le travail de toute une année qui a rendu ce succès possible, avec l’appui de tous”, a tweeté UC, premier avec 13 points d’avance.

 

 

Si le maintien de l’interruption était réclamée par de nombreux joueurs, après le début du mouvement contre le modèle ultra-libéral, certains clubs ont toutefois crié à l’injustice. Car suite à la décision de l’ANFP (l’Association nationale du football professionnel), où l’on a finalement décidé de geler le classement de D1 et d’annuler les montées et descentes, le leader de la D2 s’estime évidemment lésé. “C’est grave et scandaleux”, a réagi Santiago Wanderers, se disant prêt à saisir la justice du pays, touché par la plus forte crise depuis les années 90 et la fin de la dictature.

 

 

Il y a 15 jours, la reprise de la D1 avait pourtant été programmée et des matchs ont eu lieu dans des divisions inférieures. L’occasion pour certains joueurs de montrer leur solidarité envers les manifestants, comme ceux de Deportes Concepción (D4), auteurs d’un hommage aux victimes des violences policières qui ont fait au total plus de 2.000 blessés.