Mercredi, Arsène Wenger est arrivé au Liberia pour recevoir une distinction des mains de son ex-joueur et nouveau président du pays : George Weah. 

 

En voyant débarquer George Weah à Monaco en 1988, Arsène Wenger n’aurait jamais pu imaginer un scénario aussi fou 30 ans plus tard. Et pourtant, c’est bien en tant que président du Liberia que son ancien joueur vient de l’accueillir mercredi à Monrovia, où il est arrivé pour recevoir la plus haute distinction du pays. L’occasion pour Arsène Wenger de s’offrir un bain de foule façon chef d’Etat, grâce à l’accueil de dizaines de supporters d’Arsenal, dont le fan club au Liberia lui a organisé une cérémonie de bienvenue. L’ex-coach des Gunners a même croisé un enfant prénommé… Arsène en son honneur. Classe.

 

 

 

Vendredi, George Weah doit remettre à Arsène Wenger la plus haute distinction du pays et être fait Grand Commandeur. Elu président en début d’année, l’ex-joueur du Milan AC et de Monaco souhaite le remercier pour sa grande influence sur sa carrière tout comme Claude Le Roy, qui sera aussi décoré pour l’avoir repéré au Cameroun et conseillé à Arsène Wenger à la fin des années 80, en plus de son influence sur le foot africain.

 

 

L’opposition libérienne a toutefois critiqué ce choix, estimant que cette distinction ne devait pas être accordée pour des évènements liés à la vie personnelle du président. “La plus haute distinction de la nation ne peut pas être accordée à quelqu’un qui n’a pas fait quelque chose directement pour le pays”, a notamment déclaré Darius Dillion, un membre de l’opposition.

 

 

Déjà invité à la cérémonie d’investiture, Arsène Wenger n’avait pas pu s’y rendre à cause d’un match de Coupe de la Ligue avec les Gunners. “C’était une figure paternelle, il m’a considéré comme son fils”, avait confié Mister George à ESPN. “C’est un homme qui m’a montré de l’affection quand le racisme était à son apogée (…) En dehors de Dieu, je pense que sans Arsène, je n’aurais rien pu faire en Europe”, avait raconté le Ballon d’or 1995 et premier joueur africain à l’avoir remporté.

 

Au moment de l’élection de George Weah, Arsène Wenger avait aussi rappelé toute son admiration pour son ancien joueur, passé par Monaco entre 1988 et 1992 : “La vie de cet homme est un vrai film. C’est incroyable. Cela pourra faire un fantastique film”. On aimerait bien voir ça au cinéma.