Suspendu 8 matchs pour avoir insulté l’arbitre contre le Barça, Diego Costa vient de dire adios à sa saison. Mais l’attaquant de l’Atlético a l’immense privilège de rejoindre quelques grands noms ayant écopé de lourdes sanctions en Liga.

 

 

Pepe, avril 2009

Il est devenu malade ou quoi ?!”. Même le commentateur de la Sexta et les habitués à voir Pepe malmener les attaquants n’ont pas compris son immense pétage de câble contre Getafe. Un combo penalty + coups de pied sur Casquero (au sol) + insultes qui valent au Portugais 10 matchs au frigo pour se calmer. Sanction sympa. “Je ne me suis pas reconnu, dit le défenseur du Real après son carton rouge. J’ai eu une très mauvaise attitude sans que je ne comprenne pourquoi, c’était l’un des pires jours de ma vie”, avoue-t-il en demandant pardon à Casquero. En plus des 3 C1, Pepe sera reparti de Madrid avec un autre titre : celui de la plus grosse sanction pour un joueur du Real en Liga. Costaud.

 

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Mono Burgos, novembre 1999

À le voir aux côtés de Simeone chaque week-end, personne ne sera surpris d’entendre qu’il aimait déjà la bagarre en tant que joueur. À l’époque, el Mono n’est pas encore coach adjoint mais gardien à Majorque, quand il profite d’un corner pour envoyer une droite à Manolo Serrano (Espanyol). La raison ? Des insultes envoyées par l’attaquant catalan, quelques semaines après une première prise de bec. Très chanceux sur le coup, puisqu’il échappe à un rouge alors que sa victime a perdu conscience et laisse ses partenaires à 10 pour la fin de match, l’Argentin à la dégaine de hardos sera sanctionné a posteriori grâce à aux images télé, avec une sanction de 11 rencontres. Compliqué de faire la leçon à Diego Costa.

 

 

 

Stoichkov, décembre 1990

L’un des coups de sang les plus fameux de la Liga. Lors d’un Clasico tendu en Supercoupe d’Espagne, Stoichkov met une semelle sur le pied de l’arbitre Urizar Azpitarte et écope de 12 matchs de suspension avec le Barça. Un pisoton aussi culte que symbolique du Bulgare qui fera la paix avec l’homme en noir quelques années plus tard à la télé espagnole. Le sens du spectacle.

 

 

 

Maradona, mai 1984

Autre légende du Barça, Maradona était au casting d’une mythique bagarre du foot espagnol des 80’s, contre Bilbao. Quelques mois après avoir deux graves blessures infligées par le “boucher” Goikoetxea à l’Argentin mais aussi Schuster, Basques et Catalans règlent leurs comptes en finale de la Coupe du Roi avec une baston générale mêlant joueurs, staff technique et supporters. Les sanctions ? Trois mois de suspension pour des joueurs comme Migueli, Goikoetxea et le D10S, qui part dans la foulée à Naples. Ce n’est toutefois pas le record en la matière, toujours détenu par Cortizo (Saragosse), avec 24 matchs de suspension en 1964 pour avoir cassé le tibia de Collar (Atlético).

 

 

 

 

Dani Benitez, mai 2012

Une remontada et un gros craquage. Furieux d’avoir laissé la victoire au Real (1-2), grâce à un penalty de CR7 et un CSC en fin de match, les joueurs de Grenade se lâchent sur l’arbitre Clos Gomez qui se prend une bouteille dans la tête après avoir expulsé deux joueurs. Le coupable : Dani Benitez, suspendu trois mois soit une quinzaine de rencontres. Pas de quoi calmer le milieu espagnol qui fera encore plus fort avec une suspension de deux ans et un licenciement à Grenade pour un contrôle positif à la cocaïne, juste après une rencontre où il sera expulsé.

 

 

 

Acuña et Lainez, mai 2002

Cette fois, ce n’est pas l’arbitre mais des supporters qui ont pris. Au bout du rouleau après l’officialisation de leur descente en D2, sur le terrain du Villarreal de Martin Palermo, “Toro” Acuña et Lainez (Saragosse) se tapent avec plusieurs supporters venus sur la pelouse au coup de sifflet final. “Je ne regrette pas parce que je défendais un coéquipier”, dira le Paraguayen. Sanction : 7 matchs.

 

 

 

 

Bonus : Diego Simeone, août 2014

Diego Costa pourra toujours lui rappeler ça. Il y a 5 ans, c’est son coach qui écopait d’une suspension de huit rencontres après un match retour contre le Real en Supercoupe d’Espagne (victoire 1-0). Motifs : protestations, claques derrière la tête du 4e arbitre et refus de rejoindre les vestiaires après son expulsion. Encore compliqué de faire la leçon à Diego Costa.