Comme Kepa, d’autres joueurs ont préféré rester sur le terrain plutôt que d’écouter leur coach. Et pour certains, cela s’est mieux terminé que pour le gardien de Chelsea.

 

 

Messi, octobre 2014

Grande manie de Luis Enrique à son arrivée au Barça, le turn-over ne plaisait pourtant ni au public, ni à Messi. Et ça c’est clairement vu à la 73e d’un match de Liga déjà plié contre Eibar (victoire 3-0), où avec un petit pouce levé, le numéro 10 fait signe à son coach et à Munir qu’il n’est pas du tout chaud pour sortir.

 

La vidéo émotion de l'Argentine pour le grand retour de Messi

 

Leo ! Leo ! Allez…”, tente Lucho avec un petit sourire, avant que Neymar ne soit désigné pour quitter la pelouse du Camp Nou. “Je me fie beaucoup aux sensations de Leo, dira Luis Enrique après la rencontre. Et puis, si tu le sors, tu peux aussi louper des beaux buts”. Tant pis pour les minutes de repos en moins – Messi vient alors de jouer avec l’Argentine et les prochains adversaires des blaugranas s’appellent l’Ajax et le Real – et tant mieux pour le public.

 

 

 

 

Ganso, mai 2010

À Santos, on savait déjà que Neymar l’avait fait virer pour l’avoir empêché de tirer un penalty. Mais quelques mois plus tôt, le coach Dorival Junior a aussi été malmené par Ganso, l’autre crack de l’époque. Celui que l’on imagine alors plus finir au Milan AC qu’à Amiens lui répond clairement “NO” quand le technicien veut le faire sortir à 7 minutes du terme d’une finale retour du championnat Paulista, le croyant trop fatigué. Osé mais efficace : la pépite de 20 ans continue de malmener les défenseurs de Santo André jusqu’au coup de sifflet final, et Santos remporte le titre malgré une défaite (2-3, doublé de Neymar) et trois (!) expulsions. “C’était une attitude d’homme, il a demandé à rester parce qu’il savait qu’il serait utile. Je ne pense pas que c’était un manque de respect”, juge le coach après le match. Pourquoi pas.

 

 

 

 

Ariel Ortega, décembre 1996

À l’inverse de Kepa, Ortega ne regrettera jamais d’avoir dit non. À la 47e minute d’un River-Racing (4-3) décisif pour le titre, El Burrito refuse d’être sacrifié par son coach Ramon Diaz après l’expulsion du gardien (et futur barcelonais) Bonano. “Incroyable, Ortega refuse de sortir, mais il va être obligé !”, croit alors le commentateur de TyC Sports. Sauf que non, même bousculé par des adversaires lui montrant le banc du doigt, le numéro 10 refuse de quitter le terrain et c’est finalement Monserrat qui laisse sa place au Mono Burgos (futur assistant de Simeone). La suite ? Un golazo d’Ortega (2-0) à peine quelques minutes plus tard dans un Monumental prêt à exploser. “Que hijo de p***”, lâche alors le coach du futur champion d’Argentine 96, mi-outré, mi-fasciné. Coaching gagnant du Burrito.

 

 

 

 

Fabianski, avril 2017

Autre gardien d’un club anglais, autre très mauvaise idée. À la 81e minute, Swansea mène contre Tottenham (1-0) quand Lukasz Fabianski se blesse lors d’un choc avec Vincent Janssen. Mais pendant que son coach Paul Clement prépare le changement et l’entrée de Kristoffer Nordfeldt, l’ex-gardien d’Arsenal refuse catégoriquement de sortir du terrain. Blessure ou moyen de jouer la montre ? C’est en tout cas la pire inspiration puisqu’en 6 minutes, il encaisse trois buts (Alli, Son, Eriksen) et se fera malmener par des milliers de twittos anglais.

 

Fabianski contre Tottenham en avril 2017 - Panoramic

Fabianski contre Tottenham en avril 2017 – Panoramic