Après Zinedine Zidane, c’est au tour d’un autre footballeur de s’immiscer dans le débat de la présidentielle. Blaise Matuidi vient de signer un appel à voter Emmanuel Macron.

 

Emmanuel Macron a la cote chez les joueurs de foot. À quelques jours du second tour de la présidentielle, c’est Blaise Matuidi qui vient de rejoindre la liste de ses soutiens. Le milieu du PSG a décidé de signer un appel à voter pour le candidat d’En Marche !, aux côtés d’une soixantaine de sportifs comme les champions olympiques Yannick Agnel, Lucie Decosse, Laura Flessel ou encore David Douillet.

 

« Les stades, celui de France à Saint-Denis ou ceux de nos villes et des nos campagnes (…) sont des lieux d’échanges et de mixité. Nous voulons continuer à pratiquer et servir notre sport dans le respect de ces valeurs. Nous voulons continuer à être fiers de représenter notre pays. La France des droits de l’Homme et du Citoyen doit continuer à rayonner dans le monde. C’est pourquoi, en ces temps tourmentés et indécis, nous appelons à voter pour le seul candidat qui s’inscrit dans le respect de la tradition républicaine de notre pays : Emmanuel Macron », détaille ainsi cet appel « pour que le sport demeure un espace de liberté, d’égalité et de fraternité ». Le front républicain existe encore pour certains.

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Blaise Matuidi en mai 2016, à Paris

Blaise Matuidi en mai 2016, à Paris – Bestimage

 

 

« Je suis très loin de ce Front national »

Avant le milieu du PSG, d’autres personnalités du foot ont donné leur avis sur la question. Arsène Wenger s’est récemment montré emballé par la réussite d’Emmanuel Macron, arrivé au deuxième tour de cette présidentielle à seulement 39 ans. « C’est très impressionnant car à 38 ans il a quitté un parti (il n’était plus membre du PS depuis 2009, ndlr) pour créer son propre mouvement et il a réussi », a commenté le coach d’Arsenal. En Angleterre, Yohan Cabaye a également été vu à un meeting de l’ex-ministre.

 

Quelques jours avant le verdict final, c’est Zinedine Zidane qui s’est également élevé contre Marine Le Pen. Pas habitué à se mouiller, le champion du monde 1998 s’est dit « très loin » des idées du FN. « Le message, c’est toujours le même, celui de 2002. Je suis loin de toutes ces idées-là, de ce Front national. Donc (il faut) éviter au maximum ça. Les extrêmes, ce n’est jamais bon », avait déclaré le coach du Real Madrid en conférence de presse. Entre supporters de l’OM, ça marche à fond.