15 ans après avoir jeté une part de pizza sur Alex Ferguson, Cesc Fabregas est revenu sur cette improbable embrouille. 

 

S’il n’aura (sûrement) pas de C1 au palmarès, Fabregas aura toujours cette incroyable histoire à raconter. Episode mythique de la rivalité entre Arsenal et United dans les années 2000, le Pizzagate a été expliqué par son principal protagoniste sur beIN. Remplaçant lors de cette défaite 2-0 à Old Trafford, qui mettra fin à la série d’invincibilité de 49 matchs des Gunners, le Catalan va quand même trouver le moyen de rentrer dans l’histoire en participant à l’embrouille post-match appelée “La Bataille du Buffet”.

 

 

Tout part déjà du scénario du match, avec un penalty litigieux accordé aux Red Devils. “Vu les faits de jeu et le plongeon de Rooney – car oui, il a plongé ! – on avait un peu eu l’impression de s’être fait avoir, donc il y a eu des échauffourées, confirme Cesc, d’abord plus intéressé par le buffet que les Red Devils. Je n’avais pas joué donc j’ai pu arriver dans les vestiaires en premier et prendre une pizza parce que j’avais faim. Là, j’ai commencé à entendre que ça criait et j’ai vu des costauds comme Rio Ferdinand, Thierry (Henry) et Sol Campbell commencer à s’embrouiller”. 

 

 

 

 

Je ne visais personne”

A 17 ans et zéro expérience de ce genre d’empoigne, un Cesc “petit et maigre” a un premier réflexe : ne pas se mêler à ça. Mais le sens du collectif va quand même le pousser à agir, avec sa part de pizza à la main. “Je ne visais personne mais je l’ai lancée, je ne pouvais rien faire d’autre avec tous ces costauds dans le tunnel, justifie-t-il. Plus tard, j’ai compris que j’avais touché M. Ferguson, donc je me suis excusé publiquement et je le ferai encore. Ce n’était pas fait exprès, c’était juste sur le moment”, insiste celui qui est passé aux aveux en 2017 seulement, après des années de rumeur sur son rôle dans l’affaire. Même dans sa bio, Sir Alex avait évoqué l’incident, affirmant ne pas connaître le coupable.

 

"War and pizza", The Sun - 2004

The Sun, 2004

 

Reste une question : Cesc pourra-t-il nous offrir un nouveau Pizzagate avec Monaco ? “J’étais jeune, je n’utiliserai évidemment plus une pizza maintenant, je foncerais direct !”, promet-il. La Ligue 1 est prévenue.