Si le monde cherche un sauveur, il faut peut-être regarder du côté des gardiens de but. Après Antonis Nikopolidis, ex-portier de la sélection grecque, c’est Benoît Costil qui vient modestement en aide à des réfugiés.

 

Les joueurs de Rennes ne déçoivent pas toujours. Auteur d’un match costaud samedi contre Guingamp (1-1), Benoît Costil a poursuivi sur sa belle lancée le lendemain. D’après L’Équipe, l’ex-gardien de Caen a été rendre visite à une équipe de réfugiés coachée par son ami Pascal Théault à Saint-Brévin, en Loire-Atlantique. Une idée venue en décembre après un match entre Rennes et Saint-Etienne auquel l’équipe avait été invitée, selon son entraîneur. “Benoît Costil avait discuté avec notre équipe et m’avait demandé : “Comment je peux vous aider ?” On avait déjà reçu beaucoup d’équipements de la part du clubs mais comme il insistait, je lui ai dit que nous n’avions pas de survêtements”, raconte l’ami de l’international français.

 

Et Benoît Costil a été un peu plus loin. Si l’équipe est composée de 20 joueurs, “il y a cinquante-quatre migrants” selon Pascal Théault. Résultat, le gardien rennais a acheté des survêtements et des t-shirts pour tout le monde, qu’il est venu remettre en personne ce week-end. Classe. Pour le remercier, les migrants ont composé un poème, un rap et offert des cadeaux. En attendant peut-être d’avoir une séance d’entraînement dirigée par le gardien. “À part un garçon, aucun ne sait jouer au football”, précise le coach qui parle d’une aventure “formidable”. “Comme la plupart des footballeurs pros sont des bons mecs, je suis sûr que ça va faire des petits”, espère l’ami du gardien et lui aussi ex-joueur de Caen.

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Le Hope Refugees FC en Grèce

En Grèce, c’est déjà le cas avec Antonis Nikopolidis. Plus de dix ans après avoir remporté l’Euro, l’ex-gardien est désormais coach d’une équipe de réfugiés, le Hope Refugees FC, qui s’entraîne trois fois par semaine à Athènes. « Quand on m’a proposé ce poste, j’ai accepté parce que cela me rend heureux de voir une équipe composée de gens qui souffrent, de réfugiés, de déracinés », a raconté l’ex-coach de l’Olympiakos. Créée à l’initiative d’une Fondation pour l’Enfance de l’UEFA, l’équipe a récemment joué un match de championnat corporatif contre une équipe d’avocats gagné 4-1. Mais selon Antonis Nikopolidis, l’objectif est évidemment ailleurs : « Le but est d’être heureux ».

 

 

E.R.