Dans une interview pour OTRO, Luis Suarez revient sur son transfert avorté à Arsenal et le rôle joué par Steven Gerrard. 

 

Bien avant Coutinho, c’était l’autre grosse transaction entre Liverpool et le Barça. Mais si Luis Suarez a finalement réalisé son rêve blaugrana en juillet 2014, pour environ 80 millions d’euros, l’Uruguayen a failli rejoindre Wenger un été plus tôt. Dragué par le Français, qui cherche un vrai poids lourd en attaque, le Pistolero se laisse tenter au bout d’une troisième année chez les Reds frustrante – 30 buts inscrits mais une élimination précoce en Europa League, une 7e place en PL et 10 matchs de suspension pour une morsure sur Ivanovic. “J’étais à un pas d’Arsenal, je m’étais forcé à y aller”, reconnaît-il aujourd’hui dans une interview à OTRO.

 

Pas de bol pour Wenger, le capitaine Gerrard va toutefois rapidement s’en mêler. D’abord pour protéger les ambitions des Reds, à la poursuite d’un titre de champion depuis un paquet d’années, mais aussi celles de son coéquipier. “Steven me dit : ‘Je te promets que si tu restes cette année, tu vas bien jouer et l’année prochaine, tu pourras aller au Bayern, au Barça ou dans n’importe quelle équipe que tu souhaites'”, se souvient Suarez, rappelant que l’Anglais était fermement convaincu qu’il ne “serait pas mieux à Arsenal”, malgré la perspective de jouer la LDC. Avec le recul, impossible de lui donner tort même si personne ne connaîtra jamais l’histoire qu’aurait pu écrire Suarez chez les Gunners.

La Premier League maintient le plafond de 30 livres pour le prix des places à l'extérieur

 

 

 

Les mots d’un vrai capitaine”

Toujours est-il que l’intervention de Gerrard a parfaitement fonctionné, même si certains diront que Wenger n’a pas mis assez de millions sur la table. “C’était notre dernière conversation à ce moment-là et j’ai dit à mon agent que j’avais pris la décision de rester, poursuit Luisito. Ses mots m’ont convaincu. Ils venaient d’une personne qui se souciait de moi, voulait mon bien et m’avait vu triste et souffrir à l’entraînement. C’étaient les mots d’un vrai capitaine qui ont eu un impact et m’ont beaucoup aidé”, ajoute l’Uruguayen, qui terminera encore meilleur buteur (31) du vice-champion d’Angleterre avant de partir à Barcelone sur fond de polémique et de morsure sur Chiellini.

 

Suarez et Gerrard en mars 2014

Suarez et Gerrard en mars 2014

 

Preuve que Suarez dit vrai, Gerrard avait donné la même version des faits dans la presse britannique. “Avec tout le respect que j’ai pour Arsenal, il était trop bon pour eux, a même lâché l’icône des Reds, 15 jours après le transfert. Son épouse est de Barcelone et il méritait d’y aller”. Cet été-là, quelques semaines après sa tragique glissade ayant mis fin aux espoirs de titre, le monument de Liverpool a quand même avoué qu’il aurait bien vu Suarez “rester encore un an de plus” pour enfin gagner la Premier League. Bien tenté mais pas deux fois, Stevie G.