36 heures après une annonce tonitruante, Cuauhtémoc Blanco arrête finalement sa grève de la faim. L’ex-joueur mexicain, maire de Cuernavaca depuis décembre 2015, est visé par une procédure de destitution. 

 

Petite victoire pour Cuauhtémoc Blanco. Dimanche, l’ex-attaquant mexicain de 43 ans a annoncé qu’il arrêtait sa grève de la faim entamée deux jours plus tôt. Et ce, grâce à la suspension de la procédure de destitution lancée contre le maire de Cuernavaca, une ville de 350.000 habitants située à 80 kilomètres de Mexico. “Hier, la SCJN (Cour Suprême de Justice de Mexico) a annoncé la suspension de la procédure de destitution à mon encontre, suite à la demande de la municipalité de Cuernavaca”, a-t-il écrit sur Facebook, parlant d’un “triomphe” lui permettant d’arrêter sa grève de la faim.

 

Il faut dire que le fantasque Cuauhtémoc Blanco, élu sous l’étiquette du Parti Social-Démocrate, classé à gauche, n’avait pas lésiné sur les moyens. Pendant 36 heures, l’inventeur du “coup du crapaud”, à la retraite depuis 2015, s’était installé dans la cathédrale de la ville et avait mobilisé médias et soutiens. La veille, le Congrès avait voté en faveur d’une procédure contre “El Cuauh”, accusé d’avoir violé la constitution mexicaine en ne répondant pas aux critères requis pour s’inscrire à l’élection municipale. Celui qui a participé à Coupe du monde 1998, 2002 et 2010 avec le Mexique est notamment soupçonné d’avoir fourni un faux document pour prouver qu’il réside à Cuernavaca depuis dix ans, comme le veut la règle. Il est aussi accusé d’avoir été payé pour se présenter aux élections.

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Ce que l’ancien attaquant de Valladolid (Espagne) dément formellement. Cuauhtémoc Blanco, qui n’hésitait pas à insulter ses opposants durant la campagne, estime être victime d’une cabale lancée par ses adversaires politiques à commencer par Graco Ramirez, gouverneur de l’État de Morelos, qui l’avait accusé de collaborer avec les cartels.