Dimanche 3 novembre 2013, le défenseur français du Bétis Séville était contraint de quitter la pelouse à bord d’une ambulance lors d’un match à Malaga. Damien Perquis raconte sa dépression suite à cette double fracture de la mâchoire, dans l’émission Le Vestiaire sur SFR Sport.

 

C’est sur un centre, en voulant dégager le ballon de la tête, qu’il a été percuté par Fabrice, alors attaquant du club andalou et non présentateur de La Classe. Commotion cérébrale, perte de conscience temporaire… Après une nuit à l’hôpital et une double fracture de la mâchoire, l’international polonais – il a choisi cette nationalité pour sa grand-mère – entre alors dans une profonde dépression. « Ça a été un fait marquant dans ma carrière, peut-être le plus douloureux pour ma famille, pour tout le monde, raconte le sportif de 31 ans, encore vraiment ému quand il aborde le sujet. Même d’en parler maintenant c’est dur parce que j’ai fait une dépression, j’ai été pas bien pendant longtemps. » Le mot est lâché.

 

 

Chez moi, j’ai pété du mobilier”

Celui qui s’est réveillé à l’hôpital sans souvenir, priant pour qu’il ne s’agisse pas d’un accident de voiture et demandant tout de suite des nouvelles de ses enfants, explique cette grosse déprime par des blessures à répétition à cette époque et la sensation d’être devenu « un monstre » après cet accident. Il continue : « J’ai eu un ras-le-bol. À la base, j’étais fort mentalement pour ma famille et du jour au lendemain tu te retrouves avec la bouche fermée, tu peux pas parler, tu peux pas jouer avec tes enfants, on t’interdit de courir, de faire du vélo, de faire de la muscu. » Il dit s’être senti “inhumain”, surtout après la parution d’un dessin de sa bouche dans la presse : « Je restais chez moi. Dans l’oreille, c’était touché aussi, quand je me levais ça tournait, chez moi, j’ai pété du mobilier ».

 

Après avoir perdu 12 kilos, s’être nourri à la paille et attendu deux longs mois, il reconnaît aujourd’hui qu’il a, grâce à ce triste épisode, une autre vision de la vie et se sent « beaucoup mieux ». À Toronto puis Nottingham Forest aujourd’hui, il a depuis retrouvé le chemin des terrains. Et, on lui souhaite, le goût du Big Mac.