Une “petite grippe”, le coronavirus ? Pas pour Dani Alves qui s’en est pris à son président Jair Bolsonaro pour ses graves déclarations. 

 

Et non, Bolsonaro n’a pas que des grands fans chez les joueurs brésiliens. Au lendemain du discours du président minimisant l’épidémie, qui a pourtant déjà fait 60 morts au Brésil, c’est Dani Alves qui s’est fâché dans un long post Instagram. “Je respecte beaucoup votre présidence, mais beaucoup de familles et de personnes travaillent actuellement pour lutter contre cette pandémie, rappelle-t-il au président. Vous, en tant que personne la plus importante, devriez aussi penser au bien-être de notre pays et de notre peuple”, estime le numéro 10 de Sao Paulo, revenu au pays l’été dernier.

 


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Senhor presidente, respeito muito a sua presidência, respeito muito a vossa senhoria, masssss, são muitas famílias e muitas pessoas trabalhando em pro do combate a essa pandemia e o senhor como a pessoas mais importante desse país, deveria também presar pelo o bem do nosso país e do nosso povo. É um momento muito difícil para o mundo e para nossa população, não devemos desfazer dessa situação, sobre tudo se não temos cura para ela. Como um humilde cidadão eu venho expressar a minha opinião, pois não quero viver sem poder compartilhar momentos com as pessoas nem viver com medo delas. !!QUE DEUS ABENÇOE O BRASIL E O MUNDO!! #FiquemEmcasaPeloAmorAoProximo #QueDeusNosProteja #Amem🙏🏾

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Une réponse claire à Bolsonaro qui venait de fustiger l’“hystérie” provoquée selon lui par les médias sur le coronavirus, ainsi que les mesures de confinement prises par les autorités locales. “Pourquoi fermer les écoles ?”, s’est-il notamment interrogé dans une allocution télévisée durant laquelle il a minimisé l’impact de l’épidémie sur les plus jeunes.

 

 

Dani Alves, qui a dit s’exprimer “en tant qu’humble citoyen” ne voulant pas “vivre en ayant peur d’être avec des gens”, avait déjà montré son désaccord avec Bolsonaro après son élection en 2018. Celui qui compte 116 capes avec la Seleçao lui avait demandé de “revenir sur certains propos tenus pendant la campagne”, l’invitant à “traiter toutes les personnes comme des êtres humains, quels que soient leur genre, leur statut social ou leur orientation sexuelle”.

 

MAJ du 31/03 : On compte désormais 136 décès au Brésil, mais Jair Bolsonaro refuse toujours de prendre des mesures drastiques par peur des conséquences sur l’économie du pays.