Rares sont les coachs qui vivent le foot plus passionnément que Diego Simeone. Dans une interview radio en Espagne, l’entraîneur de l’Atlético Madrid évoque son obsession pour la tactique et un ballon rond qui prend toute la place au quotidien. 

 

Comme au mois de janvier, où on l’a vu avec Carla Pereyra à la campagne, Diego Simeone peut s’accorder quelques pauses. Mais le coach argentin fait partie des obsédés du tableau noir dont l’esprit n’est jamais trop loin de son 4-4-2 . Y compris dans les situations banales du quotidien. “Cela me travaille 24h/24, admet-il dans l’émission El Transistor, sur Onda Cero. Si je suis au ciné et qu’il me vient une idée de comment attaquer ou défendre, je la note et je cherche une façon de l’expliquer aux garçons”.

 

Forcément, Carla Pereyra voit donc Diego Simeone traîner ses déceptions footballistiques jusqu’au domicile conjugal. “Après les matchs, je rentre à la maison avec beaucoup d’adrénaline et j’ai du mal à dormir, reconnaît El Cholo. Mon humeur dépend beaucoup des résultats. Je m’énerve quand je perds et je suis content quand je gagne”.

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Difficile de voir mes fils encore pleurer”

Autant dire qu’au soir du 28 mai dernier, après le nouvel “échec” de l’Atlético Madrid en finale de la Ligue des champions face au Real Madrid (1-1, 5-3 aux t.a.b), Diego Simeone était au plus mal. “En revenant à Madrid après la finale je ressentais une profonde douleur et j’avais très envie de partir loin. Cela a également été très difficile de voir mes fils pleurer pour la deuxième fois en deux ans”, dit l’ex-joueur de l’Inter Milan qui n’a toujours pas digéré : “Je ressens une profonde douleur en écoutant l’hymne de la Ligue des champions, mais cette douleur est ce qui nous donne la force d’essayer à nouveau.” Leicester, l’adversaire des Colchoneros en quart de finale, est prévenu.

 

N.S.