Le décret anti-immigration de Donald Trump a fait une nouvelle victime : Dwight Yorke, qui n’a pas pu entrer aux États-Unis.

 

Après un mois de présidence de Donald Trump, c’est encore plus effrayant que prévu. Ex-gloire de Manchester United, Dwight Yorke vient d’en faire l’amère expérience. En raison d’un tampon iranien sur son passeport, qui date de 2015 et d’un match caritatif, l’ex-buteur devenu consultant sur beIN Sports en Angleterre n’a pas pu entrer aux États-Unis, ce vendredi 17 février, d’après son collègue commentateur Richard Keys. “Bien joué @realDonaldTrump », a ajouté ce dernier, choqué par cette « folie », comme beaucoup dans l’opinion publique. Âgée de 45 ans, l’icône de Manchester United venait de Doha et devait passer par Miami pour rejoindre sa maison aux Caraïbes.

 

 

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Cet incident fait suite au décret intitulé « Protéger la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux États-Unis », mis en place par Donald Trump, le 27 janvier dernier. Un texte qui interdit pendant quatre-vingt-dix jours toute entrée sur le territoire américain aux ressortissants de sept pays, qualifiés depuis une loi de 2016 comme « pays à risque » : le Yémen, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et l’Irak.

 

Je n’y croyais pas» a réagi Dwight Yorke dans The Sun. “Je suis venu plein de fois aux États-Unis, j’adore ce pays et là j’avais l’impression d’être un criminel. J’allais embarquer et j’ai été stoppé par deux agents qui m’ont dit qu’il y avait un problème de visa (…) j’ai essayé d’expliquer que je ne vivais même pas au Qatar et que je rejoignais mon domicile aux Caraïbes», a ajouté l’ex-international trinidadien, qui formait un duo mythique avec Andy Cole à Manchester United.

 

Avant lui, le cas Yassine Aber

Dwight Yorke n’est malheureusement pas le premier sportif à être victime de la folie Trump. L’athlète Yassine Aber, dont les parents sont d’origine marocaine, a lui aussi été refoulé il y a quelques jours, après un interrogatoire de plusieurs heures. Son cas a ému son pays le Canada, et le président Justin Trudeau, s’est saisi de son affaire.

 

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Donald Trump le 13 février 2017, à la Maison Blanche – Bestimage

 

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