Selon l’association des footballeurs pros (PFA), les joueurs de Premier League sont nombreux à disparaitre des réseaux sociaux face au stress qu’ils peuvent provoquer. 

 

Et si tous les footballeurs se déconnectaient de Facebook, Twitter et Instagram ? L’idée paraît un peu absurde aujourd’hui, mais la PFA montre que la crainte des réseaux sociaux augmente toujours plus chez les pros en Angleterre. Un an après un mouvement de boycott suivi par Rashford ou encore Sterling, pour dénoncer les insultes racistes, l’association explique que 643 joueurs lui ont demandé de l’aide en 2019, soit une hausse record de 50% qui serait liée à l’augmentation des attaques sur les réseaux sociaux.

 

 

Certains ont 50, 60 ou 100.000 abonnés, donc s’ils reçoivent des critiques de beaucoup d’entre eux, cela les affecte, explique Michael Bennett, dirigeant de la PFA, à la BBC. Sur les réseaux sociaux, ils ne peuvent pas échapper au foot”, souligne-t-il. Même constat du côté de Chris Smalling. Présent sur les réseaux depuis quelques années, le défenseur de la Roma y trouve des bons et des mauvais côtés. “C’est addictif, on voit des joueurs arrêter de les utiliser, confirme-t-il. Quoique vous fassiez, vous recevez des messages positifs et négatifs”. 

 

 

 

Followers FC

Seul souci : la com’ fait aussi partie du boulot. Et être un bon influenceur peut être plus important qu’un être bon joueur pour décrocher un contrat chez un équipementier. “Les grandes marques de sport réclament souvent un certain nombre de followers avant de proposer certains contrats, beaucoup de joueurs cherchent à atteindre ces chiffres, rappelle le psy Gary Bloom, qui travaille avec plusieurs footballeurs. Donc c’est vouloir de quelque chose qui vous intoxique”. Profitons des tweets de Benjamin Mendy avant qu’il ne soit trop tard.