Vice-champion de Chine, le Guangzhou Evergrande va désormais noter ses joueurs chaque mois. 

 

C’est la tendance flippante du moment en Chine. Pendant qu’un système de “note sociale” façon Black Mirror s’impose dans le pays, pour distinguer les bons et les mauvais citoyens, le foot chinois s’y met aussi. Champion sept fois d’affilée (2011-2017), le Guangzhou Evergrande de Paulinho a carrément décidé d’appliquer des notes à ses joueurs, selon plusieurs médias comme Titan Plus ou le South China Morning Post. Des notes qui serviront à mettre la pression mais aussi à rétrograder les deux moins bons joueurs en réserve tous les mois.

 

 

Une mesure controversée de plus pour le Guangzhou Evergrande, où une règle étrange a déjà été imposée pour cette saison qui débute le 1er mars. L’ex-club de Gilardino a annoncé qu’il ne ferait pas jouer plus de deux étrangers en Chinese Super League 2019, soit un de moins que la limite autorisée sur un terrain. En plus de Paulinho, on compte notamment Talisca, un autre Brésilien, et Roberto Siucho, un Péruvien qui pourrait bientôt être naturalisé chinois.

 

 

 

Une équipe bientôt 100% chinoise ?

Imposée en 2017, la règle des trois étrangers maximum a été lancée dans le but d’encourager la progression des jeunes joueurs locaux, comme l’augmentation des taxes pour certains coûteux transferts en provenance d’équipes européennes. Comme le rappelle South China Morning Post, les propriétaires du Guangzhou Evergrande, détrôné en 2018 par le Shanghai SIPG du duo Hulk-Oscar, ont déjà reconnu que leur objectif était de gagner le championnat avec une équipe 100% chinoise.