Selon la Gazzetta dello Sport, les stadiers du match Hellas Vérone-Juventus seront équipés de caméras pour repérer les auteurs de chants racistes. 

 

Toujours peu de sanctions, mais un nouvel outil. Trois mois après avoir vu ses supporters s’en prendre à Mario Balotelli, le Hellas Vérone lance officiellement son idée : mettre des bodycam sur des stadiers. Samedi, pour la réception de la Juve qui remplira les 28.000 places, ils seront équipés d’une caméra sur leur gilet, pour mieux repérer les auteurs de chants racistes et les sanctionner. Ce qui était une promesse du 9e de Serie A, après l’épisode Balotelli en novembre : “Nous allons être le premier club en Italie à utiliser cette technologie”, avait assuré un dirigeant.

 

 

Au coeur d’une série d’incidents cette saison, le foot italien avait également annoncé le test d’un autre outil un peu particulier : le radar. Selon le président de la Fédé (FIGC), il permettrait de “capter la provenance d’un bruit avec des micros pour repérer en temps réel un chant raciste et son auteur”. Fourni par l’antiterrorisme, l’outil pose quand même un léger souci de respect des libertés individuelles. “Il peut écouter des conversations privées au stade, mais c’est un outil redoutable. Nous discutons avec le ministère de l’Intérieur”, ajoutait Gabriele Gravina. Pour l’incident Balotelli, les caméras de l’enceinte ont toutefois fonctionné : un supporter de Vérone a été repéré et sanctionné de 5 ans d’interdiction de stade en janvier.