Pour le plus gros match de son histoire, contre l’Atlético en Coupe du Roi, Sant Andreu (D4 espagnole) a souhaité porter le logo d’une ONG pro-réfugiés. 

 

La défaite (4-0) et l’élimination passe clairement au second plan. En plus de pouvoir affronter l’Atlético au Wanda Metropolitano mercredi, en 16e de finale, Sant Andreu (quartier de Barcelone) a profité de la médiatisation du match pour mettre en avant l’ONG catalane Open Arms, dont le logo ornait son maillot. Et ce pour une “question d’humanité” selon le président du club : “C’était clair que nous ne devions pas y aller avec un maillot vierge. Nous voulions faire un geste solidaire, d’autant que ce sera dur de pouvoir rejouer dans un stade comme le Wanda Metropolitano”, a expliqué Manuel Camino.

 

 

 

Saluée par des centaines d’internautes, cette opération comprenait toutefois quelques risques pour Sant Andreu. Pour éviter toute interdiction de la Fédération, le club a notamment dévoilé son maillot à la dernière minute sur les réseaux sociaux. “Nous ne voulions pas de problèmes ou que les organisateurs nous interdisent de le porter”, a ajouté le président de Sant Andreu, dont le maillot est aux couleurs de la Senyera, le drapeau catalan.

 

 

Les remerciements d’Open Arms

Du côté d’Open Arms, qui apporte son aide à nombreux réfugiés en Méditerranée, on a évidemment apprécié le geste. “La générosité de Sant Andreu, qui porte notre logo pour son match le plus important, n’a pas de prix”, s’est félicité le fondateur de l’ONG Oscar Camps, invité à donner le coup d’envoi d’un prochain match des Catalans, tandis que leurs dirigeants viendront voir un des bateaux d’Open Arms.

 

 

 

Dans le monde du foot, Open Arms peut aussi compter sur le soutien de Pep Guardiola. Cet été, l’ex-coach du Barça avait financé les réparations d’un navire à hauteur de 150.000 euros. Le bateau avait été bloqué par les autorités italiennes pour des soupçons d’aide à l’immigration clandestine avant que le placement sous séquestre ne soit annulé. “Dans la Méditerranée, des gens meurent. Ce n’est pas une question de loi, mais d’humanité”, a rappelé le coach de City dans une récente interview.