Des clips de Jesé aux tweets de Jean-Michel Aulas, la gêne se retrouve dans beaucoup d’endroits. Mais samedi 3 décembre, c’est sur le plateau d’i-Télé qu’un énorme malaise a été repéré. Le responsable ? Pascal Praud, auteur d’une interview surréaliste de Fabrice Arfi (Mediapart), venu parler de l’affaire Football Leaks. L’occasion de revenir sur plus grands moments de gêne provoqués par l’éditorialiste.

 

 

Quand il a démoli puis encensé les Bleus en l’espace de quatre jours

Hors. De. Lui. En cette soirée du 15 novembre 2013, Pascal Praud se retrouve sur i-Télé pour le débrief de France-Ukraine (défaite 0-2) et craque totalement après avoir vu les Bleus hypothéquer leurs chances d’aller au Mondial. “Ils n’en ont absolument rien à foutre du maillot bleu ! (…) Ces gens sont insupportables, explose un Pascal Praud que ses collègues tentent même de calmer. La vulgarité, la suffisance, la bêtise de certains qui marchent sur la presse et les supporters depuis quatre ans et Knysna (…) toutes les factures seront payées !”, promet-il même.

 

André-Pierre Gignac aura bientôt sa chronique dans Téléfoot


Pascal Praud très en colère après l’échec des… par puremedias

 

Pas de chance, les Bleus renversent la vapeur et gagnent 3-0 le match retour, quatre jours plus tard : “Il faut qu’ils continuent à jouer comme ça !”, s’emballe-t-il tout sourire, sur le même plateau. Retournement de veste level 10.

 


Pascal Praud commente la victoire des Bleus… par puremedias

 

 

Quand il a écrit une chronique pour se plaindre du prix de la fourrière

C’est peut-être l’un des plus beaux moments de l’année 2016. Furax comme jamais, Pascal Praud profite de sa tribune offerte par Le Point pour dénoncer… le prix de la fourrière à Paris. Oui, car “on” lui a encore piqué sa voiture samedi soir, alors qu’il participait à son émission sur RTL. “Je l’ai récupérée lundi. J’ai payé 237 euros. Ils sont gentils à la préfecture de Paris”, ironise-t-il après avoir longuement expliqué pourquoi il gardait sa “vieille” Peugeot 607. Ce qui a extrêmement agacé Pascal Praud, c’est le fait de se rendre à la fourrière dimanche, sans savoir qu’elle était fermée, et surtout de devoir quand même payer les 29 euros de parking pour cette journée. “Ce n’est pas juste”, clame-t-il. Au sommet de l’État, on a tremblé.

 

 

Quand il a dénoncé les “forts devant les faibles” après la grève d’i-Télé

Avec Audrey Pulvar, Pascal Praud est l’une des seules figures de la chaîne n’ayant pas pris position pendant la grève d’i-Télé. Certes, c’est son droit le plus absolu. Mais quand quelques semaines plus tard, l’ancien de Téléfoot et TF1 critique les “éternels ronds-de cuir, les soumis du système, ceux qui caftaient le nom de leur copain à la maîtresse au CE1, les fayots, les tronches de premier de la classe, les lâches, les forts devant les faibles et les faibles devant les forts” dans une chronique matinale sur Yahoo Sport, on a aussi le droit d’avaler son café de travers.

 

 

Quand il a comparé Marcelo Bielsa à un “prolo en survêtement”

Le départ de Marcelo Bielsa a clairement fait du mal aux supporters de l’OM. Mais aussi aux autres, à commencer par Pascal Praud, l’un de ses détracteurs en chef. Quand il ne critiquait pas sa popularité – “il suffit de ne pas parler français et de regarder les matchs sur un glacière (…) pour que Marseille vous aime” – ou ne défendait pas Vincent Labrune, le journaliste s’en prenait au look du coach argentin. Quitte à flirter avec le mépris de classe : “Bielsa est un frondeur, c’est Jean-Luc Mélenchon. C’est un prolo qui traverse la saison avec son survêtement, qui regarde les matches sur une glacière de campeur, qui est en conflit avec son président Vincent Labrune. C’est le délégué CGT qui dirige l’entreprise (…) Tout ça n’est que de la com'”, dénonce-t-il sur RTL. Avec ce genre de sortie, on se dit que Marcelo Bielsa a été sympa de venir chez nous.

 

 

Quand il a défendu l’évasion fiscale

Après avoir débuté l’année avec le scandale de la fourrière, Pascal Praud se devait de finir fort. Et c’était samedi dans 13h Foot, pour une interview de Fabrice Arfi (Mediapart). L’affaire Football Leaks ? “Vous allez tout nous expliquer parce que c’est quand même extrêmement complexe”, débute-t-il, entre défiance et scepticisme. Fabrice Arfi s’y applique en expliquant à son hôte que la fraude fiscale appauvrie les nations et notamment les services publics. Des faits illico transformés en un “discours de morale” par Pascal Praud. Mauvaise foi ? Sur RTL, le journaliste n’hésite pourtant jamais à épingler les dépenses d’argent public “inutiles” et s’en est souvent pris à un certain Jérôme Cahuzac.

 


13h Foot du 03/12/2016 par ITELE

 

Évoquant la “présomption d’innocence”, Pascal Praud cherche même des circonstances atténuantes aux joueurs impliqués. “Est-ce que les gens qui ont pratiqué cette évasion fiscale ont le sentiment de l’avoir fait dans les règles ?”, s’interroge-t-il sérieusement, lui qui n’a pas l’air dérangé que l’on se dise “tiens, je vais essayer de passer à travers les mailles du filet” chez les plus riches. Le festival se poursuit quand Pascal Praud met en doute la légalité des sources de Mediapart et juge “normal” les pressions reçues par les journalistes du site web. CR7 peut arrêter de chercher, le meilleur des avocats travaille à i-Télé.