Le fait qu’il paie ses impôts en France a été accueilli avec enthousiasme. Mais pour Karim Benzema, cela ne méritait pas autant de bruit à en juger par ses déclarations après le match contre Dortmund. 

 

Pendant que ses coéquipiers Cristiano Ronaldo, Fabio Coentrao ou encore Luka Modric sont pointés du doigt, Karim Benzema a été félicité. Car selon Mediapart, qui se base sur les documents de Football Leaks, l’attaquant du Real Madrid n’utilise pas de société écran pour dissimuler des millions au fisc. “Il faut payer ses impôts non ? On me demande de payer mes impôts, je les paye, c’est tout”, a-t-il commenté hier, après son doublé contre Dortmund (2-2), alors qu’il n’avait d’abord pas souhaité réagir à l’article de Mediapart, qui l’avait contacté.

 

Karim Benzema a poursuivi en minimisant sa décision. “Ce n’est pas un exploit. Je ne vois pas pourquoi tout le monde a parlé de ça, partout. Moi, je me concentre sur le foot et je paye mes impôts“, a-t-il ajouté.

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Un “patriote fiscal”

Quelques heures plus tôt, Mediapart révélait que Karim Benzema était un “patriote fiscal”. La société qui gère ses droits à l’image, BOB (Best of Benzema) est en effet basée dans sa ville d’origine, à Lyon. KB9 en possède 90% tandis que ses parents en détiennent 10. Pourtant, l’attaquant du Real Madrid aurait pu profiter d’un taux d’imposition bien plus confortable en Espagne. S’il avait domicilié sa société outre-Pyrénées, il aurait été imposé à 5% seulement contre 33,3 en France. En 2012, BOB aurait réalisé un chiffre d’affaires d’1,64 million d’euros et payé 378.484 euros d’impôts. Pas mal pour un joueur régulièrement accusé de ne pas aimer la France, en refusant de chanter la Marseillaise notamment.

 

Au Real Madrid, beaucoup n’ont pas agi de la même manière. Cristiano Ronaldo est ainsi accusé d’avoir dissimulé presque 150 millions d’euros au fisc pendant sept ans grâce à des sociétés écrans basées dans des paradis fiscaux. Pepe, Fabio Coentrao, Luka Modric ou encore Ricardo Carvalho, passé par le club, auraient utilisé la même méthode. Le club madrilène, présidé par Florentino Perez, a toutefois demandé le « le plus grand respect » pour CR7 dans un communiqué publié aujourd’hui. Mais pas pour ses coéquipiers, visiblement.