Emblème du Barça, compagnon de Shakira et surtout… plus grande gueule de la Liga. Habitué des sorties acides et autres taquineries sur Twitter, Gerard Piqué est devenu le principal fournisseur de polémicas pour les médias espagnols. Dans le magazine Panenka, le Catalan évoque son rapport à la presse et aux réseaux sociaux. 

 

Même les anti-Barça, qui en font sa tête de Turc, le reconnaîtront : Gerard Piqué a une lucidité que peu de joueurs ont sur le monde du foot. Nouvelle preuve avec cet entretien que le défenseur catalan a accordé au magazine Panenka, où il évoque l’incontournable place désormais occupée par les réseaux sociaux dans le ballon rond. “Le joueur a chaque fois plus de pouvoir que la presse. Certains joueurs ont plus d’abonnés que le quotidien sportif le plus lu d’Espagne”, remarque le défenseur aux 13,8 millions d’abonnés sur Twitter. Le journal Marca, avec ses 4 millions de followers, appréciera le clin d’oeil.

 

Si la pratique est désormais courante, Gerard Piqué est l’une des premières figures du foot à avoir privilégié le réseau social plutôt que la presse pour s’exprimer. Il faut dire qu’en Espagne, la presse madrilène en a souvent fait sa cible principale, quitte à transformer la réalité. On se souvient par exemple qu’en octobre, il avait été accusé à tort d’avoir coupé les manches du maillot de la Roja pour ne pas porter les bandes du drapeau espagnol. Malmené depuis son soutien au référendum sur l’indépendance de la Catalogne, Gerard Piqué regrette donc que certains médias donnent “la priorité à l’immédiateté plutôt qu’à la rigueur et à la véracité des faits” et justifie que les clubs bloquent toute communication. “Je comprends que le Barça se blinde face à la mauvaise presse”, ajoute-t-il à propos du club catalan qui avait interdit aux joueurs de parler à certains médias.

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Twitter, “pour s’amuser”

Gerard Piqué a toutefois souvent mis de l’huile sur le feu, notamment avec ses Périscopes et des messages pour se moquer du Real Madrid ou répondre à la presse madrilène. Mais s’il s’est calmé à ce niveau, le défenseur catalan a toujours assumé. “Tant qu’on ne manque pas de respect ou que l’on n’insulte personne, nous sommes ici pour nous amuser” explique celui qui ne se retient “normalement jamais” au moment de tweeter et se moque du “qu’en-dira-t-on”. Il y voit surtout un outil particulièrement pratique pour s’adresser aux supporters, “plus proches que jamais” des joueurs. “C’est la nouvelle manière de communiquer pour les footballeurs et les personnalités en général (…) je pourrais ne plus jamais d’interview et cela ne changerait rien”, ajoute le joueur, qui s’informe “surtout sur Twitter via certains sites spécialisés”. Surprise : Marca ne fait pas partie de ses abonnements.

 

E.R.