En plus de ses bons débuts en Liga, Antonio Mohamed, nouveau coach du Celta Vigo, s’est surtout fait remarquer avec des looks incroyables.

 

En troquant l’offensif Unzué pour Antonio Mohamed, le Celta Vigo n’a pas seulement opté pour un coach plus “pragmatique”. Avec l’Argentin, le 13e de la Liga 2017/18 a surtout gagné le technicien au flow le plus fou du championnat. Costard-cravate bleu nuit, tatouages, chapelet autour du cou et lunettes de soleil : avec ce look plus proche du patron de boîte de Miami que du coach, “El Turco” a naturellement fait exploser le Twitter espagnol dès son premier match, le 18 août face à l’Espanyol (1-1). Une exposition bien alimentée par un ramasseur de balles du stade Balaidos lui ayant envoyé le ballon en pleine tête, faisant voler ses lunettes. Dur de faire des débuts plus fracassants.

 

 

 

 

 

 

Mais si personne n’était vraiment préparé en Liga, où le Celta, troisième et tombeur de l’Atlético (2-0), connaît ses meilleurs débuts depuis 2004, c’est seulement parce que ses goûts vestimentaires n’avaient pas traversé l’Atlantique. Car en Amérique latine, les excentricités d’Antonio Mohamed sont devenues une vieille habitude, que ce soit en Argentine ou au Mexique où il a été joueur puis entraîneur (Huracan, Independiente, Monterrey…). Crampons blancs – l’un des premiers à en porter dans les 90’s – mais aussi teintures blondes ou tricolores : l’ex-attaquant et international à 4 reprises a sévi bien avant les Neymar, Dani Alves ou Pogba.

 

 

 

 

 

 

À tel point qu’Antonio Mohamed (48 ans) a récemment eu les honneurs de la version espagnole de GQ, qui s’est intéressée à ses looks mais aussi à l’histoire peu commune qu’ils peuvent cacher. Celui qui est arrivé à Vigo en se comparant à son ex-coéquipier Diego Simeone – plus pour le jeu pragmatique plus que pour la gomina – a notamment vu sa vie transformée en 2006 par un accident de la route ayant emporté son fils Faryd (9 ans), dont il a le prénom tatoué sur le bras droit. Hospitalisé, l’Argentin a failli perdre une jambe avant de s’en remettre miraculeusement et de se réfugier à 100% dans sa carrière d’entraîneur.

 

Antonio Mohamed avec Monterrey en 2017 (Panoramic)

Antonio Mohamed avec Monterrey en 2017 (Panoramic)

 

Antonio Mohamed avec Monterrey au Mexique, en décembre 2017 (Panoramic)

Antonio Mohamed avec Monterrey au Mexique, en décembre 2017 (Panoramic)

 

Son histoire, c’est aussi celle d’un joueur qui a évité de marquer contre Huracan, son club de coeur, par loyauté lorsqu’il évoluait à Boca – il sera sorti à la mi-temps du match -, celle d’un homme dont les autorités argentines ont transformé son prénom Mohamed en nom de famille, ou encore d’un coach qui a dû renoncer à son surnom “El Turco” à son arrivée au Celta, puisque c’est ainsi qu’on appelle le rival de La Corogne. Heureusement, ses looks ne posent aucun problème à Balaidos et personne ne s’en privera.

 

 

 

Antonio Mohamed avec le Celta contre l'Espanyol - août 2018

Antonio Mohamed avec le Celta contre l’Espanyol – août 2018