Le 15 mai 2005, Man City-Middlesbrough a permis de voir l’un des trucs les plus bizarres de l’histoire de la Premier League : David James à la pointe de l’attaque. 

 

Il est connu pour ses boulettes, mais il aurait pu faire un truc encore plus fou. Il y a 15 ans jour pour jour, lors de la dernière journée de Premier League, le City pré-Abu Dhabi n’a plus que quelques minutes pour battre Middlesbrough quand le coach Stuart Pearce tente un coup tactique improbable : mettre David James en attaque. Une apparition surprise non pas motivée par les qualités techniques du gardien, dont les gants sont repris par sa doublure Nicky Weaver (entrée pour Claudio Reyna), mais plutôt par sa taille (1,94 m) qui devait lui permettre d’envoyer une tête dans les filets. Et tant pis pour le pauvre Jon Macken, un (vrai) attaquant laissé sur le banc (malgré un transfert à 7 millions d’euros quelques saisons plus tôt).

 

 

Résultat ? Pari perdu, malheureusement. En moins de 10 minutes sur la pelouse, avec un maillot de joueur floqué du numéro 1, James offre du spectacle (gros tacles, dribbles ratés…) mais pas le but du 2-1. Dommage pour la qualif’ en UEFA, laissée à Boro, et pour un Calimity James pas vraiment préparé à ça. “L’intendant m’a dit à la pause qu’il avait un maillot pour moi et que ça pourrait se faire, racontait-il l’an dernier. On ne me l’a pas dit la veille, ce qui aurait été mieux. J’aurais pu travailler un peu mon toucher de balle.” Le target man improvisé a quand même tout donné, et l’un de ses appels dans la surface a (presque) provoqué la main de Queudrue sur un penalty obtenu à la 93′ (mais raté par Fowler). “J’ai gagné tous les ballons de la tête, et j’ai loupé chaque volée. J’ai fait faute sur chaque joueur hormis leur gardien Schwarzer, blaguait-il. Depuis, on en a un peu parlé avec le coach et il voulait que je joue target man mais j’ai plutôt joué 10, je ne savais pas où me placer.” Merci quand même pour le spectacle.