Mercredi, Wolverhampton a célébré les 20 ans de la mythique bagarre provoquée par leur mascotte Wolfie en D2 anglaise. 

 

Un loup et trois petits cochons ? Le casting rappelle forcément un conte pour enfants mais les supporters de Wolverhampton feront le rapprochement avec des images bien plus sombres et un match à Bristol City devenu légendaire. Car le 7 novembre 1998, l’une des plus belles bagarres de mascottes va se produire à la mi-temps de la rencontre, au point de reléguer l’historique résultat final (1-6) au second plan.

 

 

 

Invités à ambiancer l’Ashton Gate de Bristol, mais surtout à promouvoir Coldseal, spécialiste du double-vitrage, trois hommes déguisés en cochons doivent affronter Wolfie aux tirs aux buts. Rien de plus bon enfant sauf qu’au bout de quelques minutes, le ton monte entre les deux camps qui passent de tirer des penaltys à s’envoyer des droites sur la pelouse. “Come on Wolfie !”, se mettent alors à chanter des centaines de supporters qui pensent avoir affaire à un show un peu plus spécial que d’habitude.

 

 

Je défendais simplement l’honneur du club”

La réalité, c’est que les mascottes se seraient vraiment embrouillées, au point que des stadiers doivent débarquer pour les séparer – avec l’aide du City Cat de Bristol – et les sortir du terrain. “A la mi-temps, le loup m’a approché, m’a mis un grand coup sur la tête et j’ai perdu la tête du cochon, racontera Patrick Kelly, l’une de ses victimes. J’ai ensuite reculé dans la moitié de terrain de Bristol et il m’a encore frappé pendant la séance de tirs aux buts”, ajoute-t-il à propos de la bagarre, déclenchée par un simple ballon non rendu.

 

Du côté de l’homme caché derrière Wolfie, accueilli en héros au match suivant sur… la BO de Rocky, on assume toutefois pleinement la responsabilité de l’incident. “J’ai frappé le cochon assez méchamment. L’un d’eux a perdu sa tête. J’ai toujours mes propres supporters à l’esprit et je défendais simplement l’honneur du club, s’est justifié Steve Bird. On a dit que je ne devais pas être tenu responsable de ça mais c’est évidemment faux”, a avoué le grand méchant loup, regrettant toutefois les proportions prises par l’incident.

 

 

Wolfie est devenu violent”

Il est vrai qu’à l’époque, les deux camps ont pris ça au sérieux. “Le club est totalement satisfait de voir que Wolfie n’a pas été l’instigateur de la bagarre”, assureront les Wolves tandis que la marque fera aussi un communiqué accusant la mascotte rivale, déjà au coeur de plusieurs embrouilles : “Nous avions dit aux gars de faire attention à Wolfie, un costaud qui prend son rôle bien trop au sérieux. Il provoquait les cochons et l’un d’eux a même dû dire “calme-toi mec, on doit divertir les gens”, mais Wolfie est devenu violent”.

 

 

Heureusement, l’histoire s’est bien mieux terminée. Wolfie ne recroisera plus jamais les trois cochons sur un terrain et leur fera même des excuses dans une émission télé il y a quelques années. Clairement l’un des plus beaux contes du football anglais.