Invité de plusieurs radios espagnoles lundi soir, Javier Tebas a confirmé qu’il était convoité par la Serie A

 

Le mercato est terminé mais le départ d’un grand nom de la Liga fait encore parler en Espagne. Cette fois, il ne s’agit pas d’un joueur mais du président Javier Tebas qui a confirmé que la Serie A, en pleine restructuration, lui faisait les yeux doux. “C’est vrai que l’Italie m’a fait une offre, a-t-il reconnu au micro de RAC1. C’est une fierté qu’ils s’intéressent à moi”. Mais s’il n’écarte pas un départ, le boss de la Liga élu en 2013 n’a “pas encore décidé” ce qu’il ferait. “Je dois d’abord en parler à ma famille”, a-t-il ajouté au micro d’une autre radio, la Cadena COPE, où il a vanté les mérites d’un championnat qui “travaille bien” comme en témoigne la signature d’un accord pour les droits télé du championnat avec la société Mediapro de son ami Jaume Roures pour 1,05 milliard d’euros par an.

 

 

En Espagne, Twitter se mobilise pour qu'Andrés Iniesta ait droit à une haie d'honneur lors du Clasico

Une donnée importante car en Italie, Javier Tebas viendrait avec la mission de relancer le championnat à l’international et de réutiliser les méthodes appliquées en Liga, où il n’a pas hésité à changer les horaires des matchs pour la Chine. Parmi les dirigeants du foot italien, qui n’ont pas encore pu se mettre d’accord sur le nom du nouveau président de la Fédération, le boss de la Liga bénéficierait du soutien d’Urbano Cairo, le propriétaire de Torino. Autre avantage : ce grand fan du Real Madrid, connu pour sa proximité avec l’extrême droite, a souvent répété qu’il pourrait partir avant la fin de son mandat en 2021.

 

 

Une clause libératoire dans son contrat ?

Mais si Javier Tebas semble aimer se faire désirer, puisqu’il a aussi parlé d’une offre qui le “fascine” dans La Gazzetta dello Sport, le foot espagnol n’a pas encore dit son dernier mot. Les présidents des clubs voudraient blinder son contrat pour empêcher son départ. Au cours d’une réunion la semaine prochaine, on pourrait donc lui proposer une augmentation de salaire – il perçoit 900.000 euros par an et la Serie A lui en propose 1,2 million – mais surtout inclure une… clause libératoire importante, comme pour un joueur. “C’est normal que certains veuillent que j’en ai une”, a reconnu celui qui a tout fait pour éviter que le PSG paye celle de Neymar cet été. La Liga réserve toujours des surprises.