Dans une interview à FourFourTwo, Jermaine Pennant raconte son hat trick avec Arsenal en 2003 au lendemain d’une soirée très, très arrosée. 

 

Si vous aviez oublié son nom, c’est tout à fait normal. Annoncé comme une future star dès 15 ans, avec un transfert record à plus de 2 millions d’euros de Notts County à Arsenal, Jermaine Pennant a lentement basculé dans le club des promesses non tenues, au fil de passages souvent plus ratés que réussis à Liverpool, Stoke City, Birmingham et même Saragosse. Et pourtant, l’international U21 avait un talent aussi énorme que son goût pour la fête, comme le prouve ce triplé inscrit pour sa toute première titularisation en Premier League, un soir de mai 2003 face à Southampton (6-1). “J’étais sorti la nuit d’avant et fait une grande soirée, parce que je ne pensais pas vraiment jouer”, s’est-il rappelé dans l’édition anglaise de FourFourTwo du mois de décembre.

 

Il faut dire qu’à l’époque, Jermaine Pennant a une concurrence de poids avec des indéboulonables comme Pirès ou Ljungberg : “Je ne commençais jamais un match et je ne pensais pas que cela changerait, j’étais sûr d’être sur le banc”. Pas du genre à rester à la maison pour mater le The Office de Ricky Gervais, le numéro 21 a donc la bonne idée d’aller à une soirée FHM “jusqu’à 6h du mat”, sans se douter une seconde de la surprise préparée par Wenger le lendemain : “Je n’y croyais pas quand j’ai vu mon nom dans l’équipe ! J’avais une telle gueule de bois quand je jouais. J’ai juste fait de mon mieux pour ne pas m’humilier”, explique celui qui, à 35 ans, revient sur sa carrière dans une autobiographie.

En Angleterre, Luton Town refuse de faire de la pub pour les paris sportifs

 

L'autobiographie de Jermaine Pennant - 2018

L’autobiographie de Jermaine Pennant – 2018

 

 

On pouvait le sentir à mon haleine”

Très loin de s’humilier, Jermaine Pennant va en fait scorer comme jamais à Highbury, où Wenger a fait souffler quelques cadres pour préparer la finale de la Cup dix jours plus tard. 16e minute : bien décalé par Van Bronckhorst dans la surface, l’Anglais commence fort en envoyant une frappe croisée dans le petit filet de Paul Jones pour inscrire le 2-0 : “Je n’y croyais pas quand j’ai marqué. C’était un immense soulagement, je me suis dit “ok, tu peux me sortir maintenant. S’il te plaît, Arsène !”. J’étais tellement mal, je pouvais encore sentir la vodka se balader dans mon estomac. On pouvait le sentir à mon haleine, aussi”, raconte-t-il.

 

 

Mais face à une défense des Saints visiblement sortie encore plus tard que lui la veille, pas besoin d’une haleine fraiche pour continuer à scorer et entamer un petit festival. Trois minutes plus tard, le doublé arrive après une frappe d’Henry mal renvoyée par le gardien (3-0), avant de signer son triplé dès la 26e minute (5-0), profitant encore d’un gros boulot du Français. “J’ai montré que j’avais du talent avec ce hat trick mais ça aide de jouer avec Thierry Henry ou Patrick Vieira, a-t-il nuancé. C’était le premier des 49 matchs sans défaite d’Arsenal”. Un coup d’éclat qui rappelle malheureusement à quel point l’ailier anglais aurait pu faire mieux. Et peut-être aller à plus de soirées FHM.