A Liverpool, Pep Guardiola a parlé “foot, culture et politique” mais aussi blagué sur pas mal de choses dont Jürgen Klopp, l’homme qui l’empêche de lire. 

 

Crâne rasé, pull noir et surtout ruban jaune sur le coeur : ce n’était pas un prof mais bien Pep Guardiola qui est venu mercredi à l’université de Liverpool pour échanger pendant 1h avec les étudiants. Une conférence faite de moments sérieux et d’autres plus détendus comme cette allusion à Klopp, au moment d’aborder ses lectures préférées. “J’adore lire mais je ne le fais pas. Je commence à lire et là je pense “Liverpool et Klopp” et je ne peux plus me concentrer”, a-t-il répondu plus ou moins sérieusement, puisque les contre-attaques des Reds doivent encore vraiment le hanter.

 

 

Devant 600 étudiants de l’université, où l’on peut apprendre le Catalan, Guardiola a forcément abordé la politique en Espagne. Rappelant son soutien aux indépendantistes, à qui il a rendu visite en prison la semaine dernière, il a notamment évoqué l’influence que pourrait avoir le Barça sur le processus de sécession. “Ils ont un rôle important à jouer, oui, pense le coach de City. C’est impossible pour eux de ne pas le faire. On ne peut pas comprendre le club sans savoir ce qu’il s’est passé en Catalogne, même si parfois, le président doit gérer cette situation et ce n’est pas facile”, a ajouté celui qui n’est pas vraiment en odeur de sainteté avec Josep Bartomeu, plutôt très prudent sur la question indépendantiste.

 

 

Je regrette de ne pas avoir appris l’arabe”

Parfois perçu comme un farouche nationaliste, Pep Guardiola (47 ans) a pourtant encouragé les étudiants à voyager comme il l’a fait pour se frotter à d’autres cultures. “Ma femme et mes enfants ont décidé de quitter le confort de leur vie en Espagne sans connaître un mot d’anglais et maintenant ils le parlent couramment. Vous devez bouger, j’encourage mes joueurs à le faire, vous devez être curieux. Aujourd’hui, les vestiaires sont multiculturels (…) c’est une grande chance pour les joueurs. Je leur dis de ne pas la louper”, a-t-il raconté. Et le coach parle en connaissance de cause : “Je regrette de ne pas avoir appris la langue quand j’étais au Qatar (2003-2005). J’ai perdu mon temps là-bas. J’ai eu du temps pour apprendre l’arabe et je ne l’ai pas fait, j’ai joué au golf et au foot à la place. C’est un immense regret de ne pas avoir appris les bases. Mais c’est comme ça”.

 

 

Guardiola s’est toutefois rattrapé quelques années plus tard, ne loupant pas l’occasion d’apprendre l’Allemand au Bayern. En attendant peut-être une nouvelle langue prochainement, puisque Pep a aussi confirmé que “tôt ou tard” il prendrait les rênes d’une sélection.