Programmé ce soir (20h50) sur la chaîne L’Equipe, Gueules noires, coeurs verts raconte l’histoire de Saint-Etienne et ses liens avec la classe ouvrière. 

 

C’est l’un des plus beaux exemples pour illustrer que le foot n’est pas que du foot. Deux ans après un livre intitulé Un printemps 76, Vincent Duluc, aux côtés de la réalisatrice Alix Maurin, est passé aux images pour raconter le Saint-Etienne de l’époque. Un temps où la vie du terrain accompagne celle des usines et où les succès de la bande à Rocheteau sonnent comme une revanche pour des ouvriers malmenés dans une France frappée par la récession.

 

 

Il fait le récit de ce moment singulier où le succès de l’aventure européenne des Verts croise la défaite de son public ouvrier. En tissant des liens entre histoire sportive et histoire ouvrière et industrielle, le film raconte ce qui se joue dans cet engouement populaire sans précédent et fait ressentir le désarroi de ceux dont l’identité est violemment mise à mal”, explique un communiqué.

 

 

C’est ce qui fait l’ADN particulier de ce club”

Symbole de ce lien : Manufrance est présent sur les maillots des Verts mais aussi dans les tribunes, puisque ses ouvriers garnissent les stade Geoffroy Guichard. “Il y a toujours eu une vraie adéquation entre la manière dont l’équipe jouait et l’origine de son public, raconte Vincent Duluc à France Bleu. C’est quelque chose qui existe aussi aujourd’hui, même si le public a changé. C’est quelque chose qui est resté et qui fait l’ADN assez particulier de ce club”, poursuit le journaliste de L’Equipe.

 

En 52 minutes, faites de nombreuses images d’archives, cette histoire de “Sainté” mais aussi de la France se revit entre les sorties d’usines, les supporters de Geoffroy Guichard et bien sûr les matchs des Verts. Avec la voix de Vincent Duluc mais aussi de celles qui l’ont façonnée crampons aux pieds comme Oswaldo Piazza et Patrick Revelli, présents sur le plateau de Thomas Hugues sur la chaîne L’Equipe après la diffusion du documentaire.

 

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