Mercredi, la Fédération italienne (FIGC) a validé une simplification du protocole permettant aux arbitres d’interrompre les matchs en cas de cris racistes. 

 

En plus du passage à une Serie B à 20 clubs l’année prochaine (contre 19 aujourd’hui), les dirigeants du foot italien ont pris une mesure que beaucoup attendaient. Un mois après les cris racistes envers Koulibaly lors de Inter-Naples, la FIGC a officiellement validé une simplification des règles pour interrompre les matchs, puisqu’il n’y aura désormais plus que deux étapes au lieu de trois. En cas de cris racistes, l’homme en noir sera d’abord autorisé à réunir les joueurs dans le rond central, avant de pouvoir interrompre le match en les emmenant aux vestiaires s’il y a récidive depuis les tribunes. Auparavant, il fallait au moins 3 appels à l’arrêt de ces cris avant de pouvoir interrompre la partie.

 

 

La FIGC a toutefois rappelé que “seul le responsable de la sécurité de l’ordre public” dans le stade et non l’arbitre est autorisé à arrêter définitivement une rencontre. C’est ce qu’avait déjà rappelé le président de la Fédé, pour répondre aux critiques après les cris racistes envers Koulibaly. “Les normes sont claires, avait insisté Gabriele Gravina. Si une équipe quitte le terrain comme l’a suggéré Ancelotti, elle perdra le match. On doit prétendre au respect des normes, sinon ça devient le Far West”, avait-il réagi, tout en condamnant les actes racistes et les “comportements qui abîment le football”. 

 

 

La colère de Carlo Ancelotti

Après Inter-Naples, Ancelotti a critiqué l’arbitre pour ne pas avoir stoppé le match, malgré 3 appels infructueux du speaker pour arrêter les cris, ainsi que la réaction de certains dirigeants du foot transalpin. “L’UEFA a dit que nous avions raison. J’ai été surpris d’entendre le chef de notre Fédération et le chef des arbitres dire le contraire. L’arbitre aurait dû arrêter le match et il ne l’a pas fait, avait-il déploré. Il a fait une grosse erreur en n’arrêtant pas le match comme prévoient les règles de l’UEFA. Si cela se reproduit, nous arrêterons de jouer. Nous resterons sur le terrain et nous laisserons les adversaires marquer”, a-t-il prévenu après Inter-Naples, qui avait entraîné une sanction de deux matchs à huis clos (+ un partiel) pour les Nerrazzuri. À voir si cette nouvelle réforme sera efficace.