Après l’UEFA, c’est la FFF et la LFP qui prévoient de lancer leur chaîne numérique selon L’Equipe. 

 

Pour les médias traditionnels, la concurrence viendra peut-être des institutions du foot. Dans la lignée de l’UEFA, la FFF (avril) et la LFP (rentrée 2019/20) vont aussi lancer leur plateforme pour augmenter leurs revenus. À la Fédé, l’idée est de réunir les contenus déjà visibles sur son site ou YouTube, proposer des résumés (EDF, espoirs, CDF, D1 féminine), des vidéos inside ou des archives, mais aussi diffuser des rencontres en direct (National, Gambardella, championnat U17-U19, D2 féminine et futsal) sur une chaîne gratuite, FFF TV. “À terme, on aimerait aussi retransmettre l’ensemble des matchs du foot amateur grâce à une captation via une caméra fixe automatique installée dans les stades”, précise Florence Hardouin, la directrice générale de la Fédé. Une première version de FFF TV arrivera le 7 avril, avant une version “plus fournie” cet été.

 

 

Du côté de la LFP, c’est l’étranger qui est clairement visé. Et principalement les pays où la Ligue 1 “n’est pas bien ou pas du tout distribuée” comme la Pologne, la Corée du Sud ou la Belgique. “En stratégie audiovisuelle, on a rattrapé, voire dépassé, la Serie A, se réjouit Didier Quillot, directeur exécutif de la LFP. Notre prochain objectif est de dépasser la Bundesliga car la Premier League et la Liga sont inaccessibles en termes de chiffres”, ajoute celui qui veut y arriver en boostant la visibilité du championnat à l’international. Au programme : des matchs de L1, L2 ou de la Coupe de la Ligue pourraient être diffusés via des formules payantes.

 

Nathalie Boy de la Tour et Didier Quillot (LFP)

Nathalie Boy de la Tour et Didier Quillot

 

Pour le moment, pas de quoi faire grogner les diffuseurs habituels qui signent de gros chèques pour les droits premium. Mais la LFP et la FFF savent qu’elles tiennent un moyen de concurrencer et de pousser les chaînes à investir plus. Pour le championnat, Didier Quillot n’exclut d’ailleurs pas de miser sur leur chaine propre numérique, si le prochain appel d’offres est infructueux en 2023. En espérant que cette fois, cela se termine mieux que CFoot (2011-2012), la défunte chaîne de la LFP.