Pour accueillir la Coupe du monde 2026, les États-Unis vont peut-être devoir changer leur fusil d’épaule. Après le récent décret anti-immigration, Donald Trump a été mis en garde par le vice-président de la FIFA.

 

Pas sûr que cela perturbe vraiment Donald Trump. Mais via son vice-président, la FIFA a en tout cas lancé un message au président des États-Unis. «Si des joueurs ne peuvent pas se rendre dans le pays en raison de décisions politiques ou de décisions populistes, alors la Coupe du monde ne pourra pas être jouée là-bas », a expliqué Aleksander Ceferin dans le New York Times, cité par L’Équipe.

 

Pour ne pas s’en prendre trop frontalement aux États-Unis, la FIFA précise toutefois que cela est “vrai pour les Etats-Unis, comme pour les autres pays ». “C’est la même chose pour les supporters et les journalistes, bien sûr. C’est la Coupe du monde. Ils doivent être en mesure d’assister à l’événement, quelle que soit leur nationalité. Mais laissez-moi espérer que cela n’arrivera pas », poursuit Aleksander Ceferin.

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Déjà, avant l’élection présidentielle, le boss de la Fédération américaine de football estimait que les chances de décrocher la Coupe du monde 2026 pouvaient être compromises si Donald Trump accédait à la Maison Blanche. « Un dossier (de candidature) américano-mexicain deviendrait un peu délicat si Clinton n’est pas à la Maison Blanche », avait expliqué Sunil Gulati.

 

 

Dwight Yorke interdit d’entrée

Il y a quelques jours, le decret anti-immigration de Donald Trump avait fait une victime dans le foot : Dwight Yorke. En raison d’un tampon iranien sur son passeport, qui date de 2015 et d’un match caritatif, l’ex-buteur de Manchester United n’a pas pu entrer aux États-Unis, vendredi 17 février. Âgé de 45 ans, le consultant de beIN Sports en Angleterre venait de Doha et devait passer par Miami pour rejoindre sa maison aux Caraïbes.

 

Cet incident fait suite au décret intitulé « Protéger la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux États-Unis », mis en place par Donald Trump, le 27 janvier dernier. Un texte qui interdit pendant quatre-vingt-dix jours toute entrée sur le territoire américain aux ressortissants de sept pays, qualifiés depuis une loi de 2016 comme « pays à risque » : le Yémen, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et l’Irak.

 

« Je n’y croyais pas », a réagi Dwight Yorke dans The Sun. « Je suis venu plein de fois aux États-Unis, j’adore ce pays et là j’avais l’impression d’être un criminel. J’allais embarquer et j’ai été stoppé par deux agents qui m’ont dit qu’il y avait un problème de visa (…) j’ai essayé d’expliquer que je ne vivais même pas au Qatar et que je rejoignais mon domicile aux Caraïbes», a ajouté l’ex-international trinidadien, qui formait un duo mythique avec Andy Cole à Manchester United.

 

N.S.