Vainqueur de la Copa Sudamericana face à Flamengo, dans le mythique Maracana, le coach d’Independiente a fondu en larmes au coup de sifflet final. 

 

Ariel Holan a sûrement vécu l’une des plus belles soirées de sa vie. Entraîneur d’Independiente depuis 2016, après avoir été coach… en hockey sur gazon, le technicien argentin a remporté la Copa Sudamericana, l’équivalent de l’Europa League en Amérique du Sud, après un nul (1-1) contre Flamengo (3-2 sur l’ensemble des deux matchs). Résultat, le coach et grand fan d’Independiente comme son père, mort dans un accident lors qu’il avait 19 ans, n’a pas pu retenir ses larmes après la rencontre. “J’en peux plus, a-t-il confié à un journaliste de Fox Sports, sur la pelouse du Maracana. C’est pour mon père qui est au ciel et me regarde. C’est pour lui… L’émotion que j’ai est incroyable (…) C’est mon club et je l’aime de tout mon être”, a-t-il lâché, pendant que ses joueurs et les supporters célébraient la victoire.

 

 

Je ne peux pas parler, c’est trop fort. C’est un rêve et je ne veux pas me réveiller. On a eu du foot, du courage (…) on y a laissé notre vie, on a tout donné (…) ce groupe le mérite”, a-t-il poursuivi au micro de Marcelo Benedetto. Malgré la joie de remporter le trophée, le coach des Diables rouges, sixièmes du championnat, a toutefois reconnu qu’il pourrait quitter son poste. “J’ai beaucoup souffert et ma famille aussi”, a ajouté celui qui a succédé à Gabriel Milito en 2016. En octobre, des supporters avaient tenté de racketter l’entraîneur de 57 ans pour financer leur déplacement au Paraguay, où l’équipe affrontait le Nacional de Asuncion en quart de finale de la compétition.